En 1880, Seurat
veut rénover l'impressionnisme, qui s'essouffle déjà,
en revenant à ces résultats scientifiques. C'est le
pointillisme, encore appelé divisionnisme, qui remplace les
libres coups de pinceau par de minuscules points aux couleurs soigneusement
choisies. La peinture devient une vraie analyse scientifique où
chaque nuance doit être systématiquement décomposée
en certains tons de base. Cet « art scientifique » s'avère
un travail épuisant : Seurat mettra souvent un an à
peindre une toile, après des dizaines d'ébauches...
Cette « peinture au petit point » (dixit
Renoir) n'aura guère la faveur des impressionnistes, hormis
Signac et Pissarro. Mais ces recherches sur la perception des couleurs
auront une influence durable sur certains mouvements, en particulier
le fauvisme et le cubisme. |