| Alors, que sont-ils, ce violet
et ce rouge ? Des ennemis inconciliables que tout sépare ?
Ou d'aussi proches parents que l'orange et le jaune ?
La clé du paradoxe réside dans le sens que l'on donne
au mot « violet » ! Pour le physicien, il dénote
les couleurs situées au bout du spectre, des formes extrêmes
du bleu. Pour le peintre, ce même mot s'applique à
la couleur complémentaire du jaune, obtenue en supprimant
le milieu du spectre : ce n'est pas une teinte pure mais un mélange
des deux extrémités, le bleu et le rouge. En variant
continûment la proportion de l'un et de l'autre, on passe
progressivement du violet pur du physicien au rouge le plus vif.
À celà s'ajoute un phénomène physiologique.
Les cellules de nos yeux chargées de percevoir le rouge (les
cônes « L ») sont également un peu
sensibles aux longueurs d'onde les plus courtes ! Notre système
visuel croit donc voir un peu de rouge quand nous regardons un «
vrai » violet.
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