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5 CONSEILS AUX PARENTS (suite) |
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3. Fixez des objectifs précis
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Au lieu de répéter dans le vague, par conséquent dans le vide, des banalités telles que « Révise » ou « Fais tes devoirs », mettez en place un programme fondé sur des impératifs concrets. Évaluez les besoins au plus près en vous fondant sur les résultats de votre enfant…
Il a des matières faibles: qu’il y consacre une vingtaine de minutes par jour en autonomie ou une heure par semaine avec un professeur, le temps de remonter la pente; misez d’abord sur un maintien à niveau puis sur une amélioration chiffrée (deux points de plus d’ici la fin de l’année). Il se plaint qu’il a trop de devoirs: qu’il s’organise correctement, s’avance, se chronomètre; interdisez les nuits blanches passées à rédiger un exposé donné de longue date.
Il n’apprend ses cours que la veille des contrôles: qu’il les recopie dans un cahier réservé à cet effet; faites-les lui réciter un soir sur deux jusqu’à ce que l’apprentissage devienne automatique. Il ne lit pas: qu’il vous lise à haute voix ou vous résume chaque week-end un chapitre d’un ouvrage classique de son choix.
Quel que soit le but visé, ne le négociez jamais. Votre enfant doit travailler pour lui: pas d’argent de poche augmenté en échange de bonnes notes, ni de cadeaux en récompense d’un bon bulletin. Ce type de chantage est malsain. Préférez les petits égards « non marchands »: félicitations orales après un 18/20, mercredi de relâche après une composition réussie, suppression de l’exercice supplémentaire d’orthographe après moins de trois fautes en dictée… Renversez la vapeur si nécessaire: demande d’explications après un 0/20, stage intensif après une chute de moyenne vertigineuse…
Réévaluez constamment vos objectifs en fonction des progrès, des baisses de régime, des circonstances.
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4. Contrôlez
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Ne rejoignez pas le camp de ces parents qui découvrent avec effroi en fin d’année que leur progéniture n’a rien fichu, a « séché » sans vergogne, a caché ses notes… De toute façon, vous n’aurez aucune excuse dans la mesure où il existe toujours des signes caractéristiques du relâchement voire du décrochage scolaire: manque d’intérêt pour les cours, stratégie de l’évitement dès qu’il s’agit de l’école, fatigue excessive, multiplication des billets de retard, disparition des cahiers à signer, excuses embrouillées à propos de contrôles annulés, de copies égarées, d’absences injustifiées… Ne soyez pas aveugle, soyez préventif. Avec les plus jeunes, procédez à un inventaire hebdomadaire des cartables et cahiers pour repérer l’évolution des acquis, mesurer l’avancée des progrès, dépister immédiatement d’éventuelles lacunes. Avec les plus âgés, consultez le carnet de liaison, le cahier de textes. Sachez qu’au collège et au lycée, il y a au moins une interrogation écrite tous les deux- trois jours.
Par principe, ne donnez pas d’emblée raison à votre enfant, ne croyez pas aveuglément tout ce qu’il vous raconte: rares sont les enseignants qui punissent sans motif, qui suppriment subitement les leçons, qui font écrire des travaux « pas obligés » dans l’agenda. Assurez-vous de la véracité de ses propos en interrogeant ses camarades, en prenant rendez-vous auprès des enseignants ou du responsable de l’établissement. Comparez les versions avant de trancher. Ne sombrez pas dans la paranoïa pour autant. Il suffit souvent d’accorder sa confiance pour être payé en retour.
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5. Multipliez interlocuteurs et informations
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Ne restez pas seul face à vos inquiétudes, vos incertitudes… particulièrement si les choses se passent mal. Vous ne pouvez pas tout gérer. Laissez votre conjoint prendre le relais, adressez-vous à un étudiant capable de superviser les devoirs, ayez recours à l’assistance d’un spécialiste lorsque vous vous sentez dépassé. Prenez garde toutefois de ne pas aller trop loin en vous déchargeant entièrement sur les cours particuliers ou en consultant à tout bout de champ généralistes, psychologues, conseillers d’orientation…
Essayez d’entretenir de bonnes relations avec les professeurs. Ces derniers connaissent bien leurs élèves et demeurent capables de déceler des problèmes qui échappent aux parents. Assistez à la réunion de rentrée, abordez les sujets qui vous tiennent à cœur. N’hésitez pas à les contacter, par l’intermédiaire du secrétariat, si vous avez des éléments à évoquer en privé. La plupart d’entre eux apprécieront ce dialogue qui les éclairera sur la situation familiale et son influence sur le parcours scolaire. Par ailleurs, en affichant une relative solidarité avec le corps enseignant, vous forcerez votre enfant à se montrer plus sincère, attentif et respectueux des règlements.
Renseignez-vous auprès des associations de parents et des CIO sur les modalités de l’orientation, le déroulement d’un conseil de discipline, le contenu des enseignements obligatoires… Plus vous serez documenté, mieux vous discuterez, argumenterez, comprendrez, parlerez en connaissance de cause. Voilà d’une certaine manière en quoi consistent vos leçons, vos devoirs de parent!
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