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C ette première année de primaire est importante. Écriture, lecture, calcul : il faut veiller à ce que les bases se consolident.
Bien que cette tâche incombe d'abord à l'enseignant, les parents ont aussi un rôle à jouer. Raisonnablement bien sûr : inutile de s'angoisser pour un mot mal écrit ou de mettre la charrue avant les boeufs en exigeant la compréhension de textes élaborés. Pour l'heure, la maîtrise des lettres, des syllabes et des nombres suffit. Mais elle ne s'acquiert pas facilement.
Confronté à de nouveaux concepts, à de nouvelles exigences, votre enfant se révèle intrigué, désorienté, inquiet. À vous donc de le rassurer, de l'assister. Et s'il apparaît déjà des blocages (refus d'aller à l'école, incapacité à déchiffrer de courtes phrases, mauvaises appréciations dans le cahier du jour), pas de panique : il n'est pas trop tard pour se rattraper.
Avant de vous ruer chez des spécialistes de tout poil, de menacer votre rejeton d'une bonne fessée, d'accuser la méthode globale de tous les maux, de conclure que vous avez engendré un hyperactif, un dyslexique, un fainéant ou pire un cancre indécrottable... prenez du recul. Commencez par exemple en suivant, dans l'ordre, les conseils ci-dessous. Ils se proposent de vous guider parmi les méandres du CP, au final plus obscurs pour les adultes que pour les jeunes...
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1. Soyez patient
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Pas de précipitation: les élèves ont devant eux deux années entières pour apprendre correctement à lire, écrire et compter. En effet, l'organisation en « cycles » étale les acquisitions nécessaires sur le CP et le CE1. D'ailleurs, sauf problème très grave, le redoublement se raréfie. Alors pourquoi stresser, anticiper sur la soustraction, vouloir à tout prix une lecture fluide en décembre (au prétexte que c'est la date « butoir » traditionnelle)?
Puisque rien ne presse, autant instaurer un climat détendu. Répétez à votre enfant qu'il peut prendre son temps, que ce n'est pas grave s'il n'y arrive pas du premier coup. Une telle attitude lui donnera confiance et lui inculquera de surcroît le sens de l'effort : il réalisera la nécessité de s'entraîner, de répéter, de recommencer (c'est essentiel pour éviter le rejet du « par coeur »).
Ainsi, ne vous acharnez pas sur les notions qu'il ne comprend pas; laissez-les mûrir dans son subconscient qui finira par les assimiler. On constate souvent que les petits qui ont du mal au début avec les sons aille/euille/eil parviennent à les déchiffrer subitement sans souci après plusieurs semaines. D'ordinaire, tout est question de « décantation ».
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2. Développez le goût d'apprendre
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Aller en classe, ouvrir des livres, calligraphier son nom, identifier des éléments dans un inventaire, résoudre de petits problèmes, découper puis coller proprement... toutes ces activités scolaires doivent procurer du plaisir à votre progéniture. Offrez-lui de jolis cahiers et crayons (couleurs pastel, illustrations) qui lui donnent envie d'écrire.
Élargissez les perspectives en l'autorisant à utiliser votre ordinateur pour taper un texte, en le poussant à regarder dans un dictionnaire pour vérifier l'orthographe des mots, en le laissant dresser la liste des courses. Constituez-lui une bibliothèque « privée » comprenant des bandes dessinées, des ouvrages adaptés aux 6-8 ans (littérature « jeunesse »); abonnez-le à un magazine (sur son sport de prédilection, ses vedettes préférées...). Transformez les trajets pour l'école en moments sympathiques; bannissez les réveils en catastrophe et la course contre la montre pour arriver avant la fermeture des portes. Partez suffisamment tôt le matin pour vous amuser à repérer les panneaux de circulation ou les enseignes publicitaires, ramasser des feuilles, réciter la poésie ou les tables d'addition, compter les barreaux des grilles du voisinage...
Tout en utilisant chaque occasion pour entretenir les apprentissages de votre enfant, valorisez ses points forts, ses atouts : il lit laborieusement, peu importe, il compte vite ; il peine à écrire correctement, quelle importance, il sait épeler sans faute ses mots de dictée... Laissez-le dessiner, colorier, se réfugier parfois dans des occupations de «bébé» (gommettes, cubes, livres d'images) qu'il est sûr de réussir et, au lieu de lui reprocher que « c'est trop facile », invitez-le à miser plus haut : «Bravo ! Tu es maintenant capable de faire des choses compliquées».
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