3. Expliquez

   
 

Une bonne mise au point à propos de «la grande école» constitue une première étape pour avancer sur de bons rails. Beaucoup de démarrages poussifs reposent sur des doutes, des malentendus, des peurs injustifiées. Certains écoliers n'osent pas demander de précisions à la maîtresse et accumulent les lacunes plutôt que de les avouer. D'autres, craignant de perdre l'affection de leurs parents à cause de notes médiocres, mentent ou copient.
D'autres encore paniquent, ne sont pas assez attentifs, n'ont pas fait la différence avec la maternelle... Dans ces conditions, quelques paroles, à la fois bienveillantes et fermes, s'imposent. Vous devez aborder les trois thèmes suivants avec votre enfant:
- le comportement : « être grand » ne se résume pas à vivre sa vie ni désobéir à tout bout de champ. Au contraire, cela veut dire être raisonnable, respectueux, bien élevé. Dites clairement ce que vous attendez de lui. Annoncez d'emblée qu'il sera forcément puni s'il se rend coupable d'une bêtise, s'il n'écoute pas l'enseignant, s'il frappe ses camarades;
- le travail et les notes: certes, vous préférez les 10/10 aux 5/10 et n'aimez pas les 0. Néanmoins, tout ce que vous souhaitez, c'est qu'il s'applique, suive les instructions, aille au bout des exercices, fasse de son mieux. La note compte moins que le sérieux, la compréhension. Au CP de toute façon, elle reste relative, jamais définitive.
- la vérité : interdit de cacher quoi que ce soit ! Exigez qu'il vienne vous trouver au moindre doute, qu'il vous raconte ce qui se passe à l'école, qu'il vous montre tous ses cahiers. Supprimez les tentations en lui signifiant que vous pouvez vérifier ses dires auprès d'un ami ou de l'instituteur lui-même.

   
   
 

4. Ne vous heurtez pas à l'enseignant

   
 

Attention, terrain miné... Ne partez pas à l'attaque à la moindre contrariété, parce que la maîtresse a l'air trop jeune, que la classe semble surchargée, que le livre choisi ne vous convient pas, que la fille de votre belle-soeur est plus avancée...
Rongez votre frein. Évitez les conflits qui risquent de faire souffrir votre enfant (s'il devient un bouc émissaire) ou de lui donner de piètres manies (s'il décide de ne plus travailler). En outre, quoi que vous pensiez, ne l'exprimez jamais devant lui. Ne le perturbez pas avec des commentaires désobligeants sur telle explication « nulle », telle leçon « mal conçue »…
Officiellement, soyez solidaire de l'enseignant et voyez-le directement (calmement aussi) pour tenter d'apaiser les tensions. N'oubliez pas qu'il demeure votre interlocuteur privilégié, notamment en cas de difficultés (dyslexie, manque de concentration, maladie...). Il vous conseillera volontiers, à condition que vous ne vous mêliez pas de pédagogie devant lui.
Vous êtes libre de revenir sur des choses mal enregistrées, d'utiliser la bonne vieille méthode syllabique Boscher, d'expliquer « à votre façon » le principe des retenues... mais d'une part dans l'intimité de votre foyer, d'autre part en complément des cours, pas en remplacement. Suivez le programme de l'école. N'y ajoutez votre touche personnelle qu'au besoin, en ne vous dispersant pas (arrêtez-vous à la lecture). Songez que s'il ne s'intègre pas au groupe, s'il est tiraillé entre plusieurs méthodes antagonistes, votre enfant ne progressera pas. 

   
   

 

   
 
 
 
   
 
 


curiosphere.tv est un site du groupe francetelevisions

Les sites du groupe France Télévisions :