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Pages de cahiers arrachées, livres rageusement feuilletés, larmes et cris… tous les soirs c’est la même comédie qui tourne au drame !
Votre rejeton traîne des pieds en revenant de l’école, refuse de se mettre à ses devoirs, prétend ne pas en avoir, attend devant la télévision que vous rentriez à la maison pour commencer…
Quelle galère quand il faut, après une longue journée, superviser la mémorisation d’une poésie, contrôler des opérations truffées d’erreurs, corriger des exercices bâclés, pire les faire à sa place ou rédiger un mot d’excuse pour en finir au plus vite.
Difficile dans ces conditions de garder son calme. Vous pestez, vous vous lamentez et enviez ces parents dont les enfants se débrouillent seuls et ne posent aucun problème. Sachez toutefois que ces derniers n’échappent pas à une crise de temps en temps. Les devoirs en effet, outre le débat sur leur autorisation, cristallisent bien des passions. Superflus pour les uns, indispensables pour les autres, ils créent cependant un lien entre la classe et le foyer, entre l’enseignant et la famille. C’est ainsi qu’ils doivent constituer un moment de partage autour d’un dialogue serein, notamment dans les premières années de la scolarité des jeunes. Soyez par conséquent aussi détendu que vigilant: sans pour autant surveiller trop étroitement ces fameux devoirs, du moins intéressez-vous y un minimum, ne serait-ce que pour suivre et encourager les progrès de votre petit devenu grand.
Il ne s’agit surtout pas de vous substituer à l’instituteur mais de prodiguer à votre enfant toute votre affection afin de lui offrir les meilleures conditions de travail et d’épanouissement (tant personnel que scolaire) possibles.
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Franchement, il n’y a aucune raison de s’angoisser ni de s’énerver à cause des devoirs. En primaire de toute façon, ils se résument à une lecture, quelques exercices de calcul, d’orthographe, de grammaire (pas plus de deux ou trois), une leçon, un poème. Pas de quoi fouetter un chat donc : n’importe qui sachant lire et écrire peut comprendre puis aider les élèves du CP au CM2. Et certainement pas de quoi étudier plus d’ une heure grand maximum chaque jour.
N’hésitez pas à vous adresser à l’enseignant lorsque vous trouvez qu’il en demande trop à votre enfant ou que ce dernier est débordé. Discutez calmement : évitez les agressions telles que « Vous donnez trop de choses! »; interrogez-le plutôt sur sa démarche pédagogique, parlez-lui d’éventuelles difficultés (dyslexie, ambiance familiale tendue…) et réclamez des conseils méthodologiques.
Si vous êtes de ces parents qui s’emportent facilement, très pris par leurs obligations professionnelles, préoccupés par les questions scolaires… bref impatients et/ou stressés, transigez. Il faut empêcher les devoirs de dégénérer systématiquement en disputes, en menaces, en gifles. Laissez plutôt un tiers les prendre en charge: frères ou sœurs aînés, grands-parents, voisins, étudiants, professeurs particuliers (quand les apprentissages sont laborieux et les lacunes importantes).
Ne vous désinvestissez pas cependant: vérifiez toujours ce qui a été fait, posez des questions, mettez en place un système de cahier de correspondance dans lequel la personne qui assiste votre enfant résumera le déroulement de la séance (activités, attitude…). Restez présent d’une manière ou d’une autre.

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