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Les devoirs ne se font ni n’importe où, ni n’importe quand, ni n’importe comment. Il convient de donner des repères et de créer des cadres pour faciliter leur déroulement. Les petits sont très sensibles au respect des habitudes: gestes répétés et rituels les rassurent, les mettent dans de bonnes dispositions.
Prévoyez par conséquent un endroit réservé aux devoirs de votre enfant. Préférez un bureau dans sa chambre à la table de la cuisine ou du salon. Fixez également des règles d’usage: tu t’assois correctement et tu te tiens droit sur ta chaise, tu ne laisses pas son matériel traîner partout, tu ranges tes affaires une fois ton travail achevé, tu ne commences pas quelque chose dans une pièce pour finir dans une autre, tu n’écoutes pas de musique à plein volume…
Pour faciliter la transition entre le temps d’école et le temps de la maison, efforcez-vous de respecter les 4 étapes suivantes:
1) le défoulement constitue un élément essentiel de l’équilibre mental et physique des jeunes ; il s’avère indispensable pour eux de courir, sauter, crier… afin de se libérer de la tension accumulée entre 8 h et 16 h. À ce sujet, regarder la télévision ou jouer sur l’ordinateur n’entre pas dans la catégorie défoulement! Optez plutôt pour un sport en club une à deux fois par semaine (de préférence le mardi ou le vendredi, quand le lendemain est libre). Autrement, passez par le square ou l’aire de jeux avant de rentrer, autorisez dix minutes de balançoire dans le jardin, de vélo autour du pâté de maison, de cache-cache dans la cour de l’immeuble…
2) le goûter ne se saute pas. Il se prend tranquillement, assis au calme (ici encore, bannissez la télévision). Il contribue à la détente. Évitez le pain au chocolat avalé à la hâte sur le trajet du retour. Léger et reconstituant, il se compose idéalement d’une boisson (eau, jus de fruits frais, lait) et d’un sucre lent (une tranche de pain complet, des céréales nature). Pendant un gros quart d’heure, votre fils ou votre fille doit avoir l’opportunité de vous parler de sa journée (en direct ou, si vous n’êtes pas là, au téléphone), de ses amis, de tout et de rien… N’abordez pas d’emblée la question des notes ou des devoirs. Attendez que les batteries soient rechargées.
3) le travail scolaire ne se repousse pas à plus tard. Il débute par la consultation du cahier de textes et du cartable : gardez à portée de main le numéro de téléphone d’un camarade de confiance, au cas où il manquerait un livre, une référence, une explication. Il se poursuit avec logique: leçon, exercices, lecture. Construisez un petit planning: dix minutes de calcul, trois minutes de pause, dix minutes de conjugaison… Si votre enfant donne des signes de fatigue (il gigote, regarde dans le vide, se montre agressif, soupire, se frotte les yeux), faites-le s’allonger sur son lit un court moment. Rien de tel qu’une « sieste express » pour repartir du bon pied !
4) le jeu intervient comme une conclusion; il signifie la fin de l’effort. Si dînette, bricolage, coloriage, mécano, cartes… paraissent idéals, rien ne vous interdit d’allumer (enfin ! ) la télévision. Surveillez néanmoins le choix de l’émission et ordonnez l’extinction des feux à 20 h 30 ultime délai.
Gardez à l’esprit que votre investissement dans les devoirs de votre enfant vise d’une part à lui inculquer le goût du travail (bien fait évidemment), d’autre part à développer son autonomie.
Encouragez-le quand vous êtes satisfait, expliquez lui comment s’améliorer quand vous êtes déçu. Ayez simplement trois « petites » revendications: tu t’appliques, tu ne me caches rien, tu n’attends pas le dernier moment pour réclamer de l’aide. Quant à vous, prenez trois « gros » engagements: je respecte les capacités d’élève de ma progéniture, je reste à son écoute, je respire avant de sortir de mes gonds.
Alors ça y est ; vous voilà lancé ! En ce début d’année, c’est décidé. Vous n’appréhenderez plus la sortie des classes, vous ferez face et accumulerez les bons points !
 
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