Rythmes scolaires en primaire :
il faut considérer l’enfant dans sa globalité



L'évolution des contraintes familiales et des rythmes de l'organisation sociale, eux-mêmes liés au temps de travail (temps partiel, 35h, etc.), au temps de transport scolaire, à la gestion du temps libre et aux évolutions de la cellule familiale (augmentation du nombre des parents séparés, des familles monoparentales ou recomposées, etc.) a conduit de nombreux parents et enseignants à s'interroger sur une nouvelle organisation du temps scolaire. Une pression de plus en plus forte s'exerce en faveur de la libération du samedi et du choix de la semaine de quatre jours (lundi, mardi, jeudi, vendredi).

 


Pourtant, l’inspection générale de l’Education nationale a relevé dans un rapport en 2000 que « le passage à la semaine à 4 jours n’apporte pas de réelles modifications sur les pratiques de l’enseignant, ni au demeurant, un confort accru à la vie de l’enfant ». En revanche, la semaine continue de 5 jours (avec classe le mercredi matin au lieu du samedi matin) est «considérée comme plus favorable à la continuité éducative, à la répartition équilibrée des charges de travail et au respect des rythmes biologiques» et est «donnée comme la meilleure formule quand il y a réel aménagement du temps (horaires quotidiens) et des rythmes (variété des modalités de travail, alternance des activités etc.)».

 


Cette formule représente donc une réponse alternative conforme aux aspirations sociales (samedi libre) et respectant mieux les rythmes biologiques de l'enfant. Notamment, on sait que les enfants ont du mal à reprendre un rythme « scolaire » et à se concentrer sur les apprentissages (en particulier parce qu’ils doivent se lever tôt) le lundi matin après la coupure du week-end. Or, la coupure du mercredi reconduit ces difficultés le jeudi matin…

 

 


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