I
l ne suffit pas de le penser, ni même de l’exprimer pour que le miracle s’accomplisse. Il faut que les parents se persuadent que les enfants doivent respecter les consignes : ils DOIVENT! Et sans discussion : le débat est clos. Sur un grand nombre de sujets, nous pouvons solliciter leur avis, excepté sur les règles essentielles qui touchent le respect, la sécurité, les valeurs importantes. Employons par conséquent un ton ferme, non pas implorant ou incitatif : pas de « Oh non, mon chéri, ne fait pas ça! » ou « Est-ce que tu pourrais… ».
Et ne changeons pas d’avis d’un jour sur l’autre: si on laisse un enfant en faire à sa guise une fois, il ne comprendra pas pourquoi le lendemain c’est interdit. Il risque de prendre les injonctions contradictoires de ses parents pour de vulgaires lubies auxquelles il n’obéira pas… Or il doit savoir que ce n’est pas le cas et recevoir des justifications appropriées pour obéir : « Hier tu ne m’as pas donné la main et tu as marché sur la route car nous étions dans un lieu réservé aux piétons. Aujourd’hui, nous sommes en ville, c’est dangereux, donc tu me donnes la main », « Tu as le droit de te coucher tard le week-end car tu peux dormir le matin ; en semaine, tu te lèves pour aller en classe et tu as besoin de sommeil, donc tu te couches tôt »…
Toutes les règles – même les secondaires mais qui ont de l’importance à nos yeux – s’expliquent. Révélons le pourquoi des choses à nos enfants : pourquoi ils doivent se coucher tôt, pourquoi ils ne doivent pas faire de bruit, pourquoi ils doivent faire leurs devoirs… Développons tous nos arguments lorsqu’ils ronchonnent ou ne sont pas d’accord au moment de se mettre au lit ou de faire les devoirs. Pour faire passer la pilule, associons ces « mauvais moments » avec un petit plaisir : une lecture avant de se coucher, un jeu de société par équipes, un morceau de chocolat à grignoter pendant les exercices de maths… Tout est bon pour esquiver l’affrontement.