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La problématique n’est pas la même selon les tests. Pour un test d’orientation, on ne peut pas avoir de mauvais résultats. Pour le test de quotient intellectuel il en va autrement. Penser que son enfant qui éprouve des difficultés est peut-être surdoué a quelque chose de valorisant.
Si les tests sont en effet positifs, vous serez fier et n’hésiterez pas à dire : «Mon fils est surdoué » à toutes les personnes qui oseraient le critiquer sur son attitude, son travail. Tant que vous n’êtes pas sûr, gardez la tête froide. Ne dites pas à votre enfant : « On va te faire passer des tests pour savoir si tu es intelligent ! ». Que ferez-vous si les résultats sont tout à fait dans la norme ? Quelle déception pour vous, pour lui ! De toute façon, que votre enfant soit surdoué ou pas, il faudra essayer de résoudre son problème. Le test peut permettre de voir le bout du tunnel s’il provoque un déclic. Toutefois il n’est pas une baguette magique. C’est un outil, une base de réflexion.
C’est le début d’un processus de compréhension : comment l’enfant fonctionne-t-il ?
Quels sont ses potentiels ?
Voilà qui s’avère fondamental pour l’orientation. Demandez à un jeune ado ce qu’il veut faire plus tard : dans la moitié des cas, vous avez l’impression de vous retrouver devant un mur : « Je sais pas ! ». Les résultats du test peuvent alors être une base de discussion mais aussi un moyen de leur redonner confiance.
Cette reprise de confiance a de l’importance tant pour les élèves en difficulté que pour les ados à la recherche d’un projet. Ce qu’ils ont peur d’entendre ou de s’avouer, c’est que leurs résultats scolaires très moyens (ou pire) risquent d’avoir des conséquences sur leur avenir. Les tests leur prouvent qu’ils ont des capacités. Rien qu’en le sachant, ils sont libérés d’un poids. C’est très visible pour les tests d’orientation : après avoir pris connaissance des résultats, ils nous surprennent par les idées qu’ils peuvent avoir. C’est comme si le test avait permis l’ouverture de la boîte « Avenir ».
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