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Comment
l'orthographe vient aux enfants ? |
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L'orthographe à l'école,
aujourd'hui |
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Que fait l’école ? |
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Ainsi, on voit que, de façon paradoxale, le niveau baisse
et que la langue demeure. Ses variations sont suffisamment secondaires
pour permettre des comparaisons entre les performances d’élèves
à la distance de plusieurs générations.
Sa qualité n’est ni meilleure ni pire qu’il y a
dix ou cent cinquante ans. Les écoliers et leurs parents
font autant de fautes d’orthographe que naguère, ils
ne font simplement pas tout à fait les mêmes.
Ces dernières années, on a pu constater que les élèves
connaissent moins bien le passé simple qui appartient désormais
exclusivement au registre littéraire et que l’accord
du participe passé semble peu à peu abandonné…
Et les toutes dernières enquêtes montrent que les faiblesses
touchent maintenant les conjugaisons et les accords les plus simples.
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| «
Je ne m’avance guère à prédire,
au vu de la double « correction » de
2800 dictées que nous avons déjà
faite, des résultats en chute assez spectaculaire
concernant les accords nominaux et verbaux et la
conjugaison. Je ne parle pas de l’accord du
participe passé, c’est une cause perdue
! La langue évolue inexorablement sur ce
point, et l’usage oral a ouvert le chemin
depuis longtemps dans toutes les catégories
de la population. ».
Danièle
Manesse, extrait de l’article « Le chaudron
de l’évaluation » Cahiers
pédagogiques, « Orthographe »,
N° 440 février 2006. |
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S’il ne faut pas dramatiser ces constats
que l’histoire de la langue nous invite à relativiser,
il faut pourtant s’interroger sérieusement sur les
moyens dont dispose l’école pour enseigner une orthographe
et une grammaire qu’elle n’a ni la mission ni les moyens
de réformer, et dont elle n’a pas à contester
l’utilisation qu’on en fait. Les difficultés
que nous soulignons ici ne permettent pas en effet de se résigner
à ce qu’un collégien moyen écrive par
exemple « je c’est ma leçon » ou qu’un
élève de sixième rédige des phrases
sans ponctuation, émaillées de mots difficilement
identifiables…
L’ambition est donc aujourd’hui, dans un temps qu’on
doit partager avec la lecture et avec toutes les autres activités
liées à la langue, d’enseigner l’orthographe
à toute une génération et non plus seulement
à une proportion choisie.
C’est un défi qui réclame plus que du bon sens...
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| Léon
Flot, auteur des articles du Dictionnaire de
pédagogie d'instruction primaire de
F. Buisson (édition de 1911), écrit :
«
Ce qu’on reproche à l’orthographe,
c’est, en plus de ses bizarreries et de ses
complications, de gaspiller une bonne partie du
temps déjà si restreint que l’enfant
passe à l’école primaire en
l’employant à étudier une foule
d’anomalies, de contradictions, de subtilités,
dont nos grands écrivains eux-mêmes
ne se sont guère embarrassés, ainsi
qu’en témoignent leurs manuscrits.
Ce temps serait bien mieux employé, ajoute-t-on,
à la lecture expliquée ou à
d’autres exercices vraiment éducatifs
».
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Ce dossier, revu et augmenté, constitue un chapitre de L'école enfin expliquée aux parents (et aux autres) publié aux éditions Stock en partenariat avec Curiosphere.tv
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