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Comment
l'orthographe vient aux enfants ? |
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L'orthographe à l'école,
aujourd'hui |
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Il n'y a pas que la dictée |
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La plupart des enseignants estiment donc
indispensable de passer d’un enseignement « passif »
de l’orthographe, reposant sur la mémorisation des
règles et sur la dictée, à un enseignement
« actif » qui saisit toutes les occasions de réfléchir
sur les difficultés rencontrées, considérées
plus comme des erreurs que comme des fautes à sanctionner.
C’est ainsi qu’à côté des moments
où la leçon porte explicitement sur un point de grammaire
ou sur une règle d’orthographe, on peut installer des
situations de production d’écrit et des activités
de recherche.
Parmi les nombreux types d’activités mises en place
par les enseignants, on peut citer :
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- Les exercices de stratégie
Il s’agit de faire réfléchir les élèves
à partir de leurs erreurs pour qu’ils comprennent le
cheminement qui les a amenés à produire telle réponse
à telle difficulté d’orthographe. |
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- « Le défi orthographique »
L’activité d’orthographe s’inscrit dans le
cadre d’un projet d’écriture narrative et a pour
but de créer des textes qui contiennent des difficultés
imposées par l’enseignant ou par les élèves
eux-mêmes . |
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| «
Les élèves réalisent au fil
des séquences didactiques une série
de textes constitués en un recueil. Au cours
de cette écriture collective, réalisée
par groupes hétérogènes de
quatre ou cinq scripteurs, […]les élèves
doivent répondre à une consigne d’écriture
donnée par le professeur en articulation
avec des textes étudiés en classe
[…] et respecter des contraintes supplémentaires
[…] fixées par les élèves
d’un groupe, à l’intention de
leurs camarades appartenant à un groupe d’écriture
différent. […] Les critères
d’évaluation et la quantification des
erreurs font l’objet d’un débat
orchestré par l’enseignant, au terme
duquel sont fixées les règles permettant
de déterminer le score de chaque équipe
».
Brigitte
Marin, extrait de l'article « Le défi
orthographique en classe de sixième »,
Cahiers pédagogiques, « Orthographe
», N° 440 février 2006.
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- « L’atelier de réflexion orthographique »
Qu’on se rassure ! Il n’est pas question de négocier
pour décider si l’on doit ou non appliquer telle ou telle
règle… Il s’agit d’amener les élèves
à réfléchir collectivement sur la solution à
apporter à un problème d’orthographe. Cette démarche
s’appuie sur l’identification de la difficulté,
sur la mobilisation des savoirs qui permettent de proposer une explication,
sur la vérification par la recherche de contre-exemples puis
sur la validation par le maître . |
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- L'évaluation ciblée
Pour lutter contre la résignation : « c’est pas
la peine, j’aurai zéro comme d’habitude »,
on peut proposer la « dictée à 10 difficultés
» pour laquelle les élèves sont avertis des types
de problème qu’ils vont rencontrer (accords entre sujet
et verbe par exemple) ; la note ne porte que sur ces difficultés
mais il faut cependant que tout l’ensemble soit corrigé.
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- L'utilisation du « correcteur orthographique »
Au cycle 3, les élèves sont capables de recopier leurs
productions sur ordinateur. Ce média permet toutes les retouches
et toutes les corrections. Pourquoi ne pas saisir l’occasion
de se servir du correcteur orthographique incorporé au logiciel
de traitement de texte ? |
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On voit donc que Word peut être une aide efficace
à l’apprentissage de l’orthographe,
à condition qu’on ne lui demande pas
ce qu’il ne sait pas faire, enseigner ! Utiliser
un correcteur d’orthographe en classe exige
un accompagnement : il faut que l’élève
sache ce qu’il peut demander au correcticiel
et ce qu’il ne peut pas lui demander ; il
faut qu’il arrive, au-delà de l’apparence
trompeuse d’un dialogue avec la machine, à
comprendre les messages d’erreur ; il faut
que l’apprentissage se fasse, comme d’habitude,
grâce aux interactions avec les pairs et avec
la maîtresse ».
Isabelle
Brulland et Christine Moulin, extrait de l’article
« Y faux camp m’aime fer attends scions
», Cahiers pédagogiques, «
Orthographe », N° 440 février 2006.
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La variété des exercices possibles est grande.
Mais l’emploi du temps des élèves n’est
pas extensible. Le problème est de penser l’ensemble
du programme de manière à laisser à chaque matière
le temps dont elle a besoin. Entre la situation où la dictée
constituait l’activité centrale de l’école
et la dispersion de l’étude de la langue à l’intérieur
de tous les autres apprentissage scolaires, il y a un équilibre
à trouver et des décloisonnements à opérer.
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Ce dossier, revu et augmenté, constitue un chapitre de L'école enfin expliquée aux parents (et aux autres) publié aux éditions Stock en partenariat avec Curiosphere.tv
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