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Orthographe - Il n'y a pas que la dictée
  Comment l'orthographe vient aux enfants ?
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  L'orthographe à l'école, aujourd'hui  
 
puce violette Il n'y a pas que la dictée
 
 
Enfant écrivant sous la dictée
La plupart des enseignants estiment donc indispensable de passer d’un enseignement « passif » de l’orthographe, reposant sur la mémorisation des règles et sur la dictée, à un enseignement « actif » qui saisit toutes les occasions de réfléchir sur les difficultés rencontrées, considérées plus comme des erreurs que comme des fautes à sanctionner.
C’est ainsi qu’à côté des moments où la leçon porte explicitement sur un point de grammaire ou sur une règle d’orthographe, on peut installer des situations de production d’écrit et des activités de recherche.
Parmi les nombreux types d’activités mises en place par les enseignants, on peut citer :
 
 
- Les exercices de stratégie

Il s’agit de faire réfléchir les élèves à partir de leurs erreurs pour qu’ils comprennent le cheminement qui les a amenés à produire telle réponse à telle difficulté d’orthographe.

 
 

Voir l'article de Martine Dhénin sur le site des Cahiers pédagogiques.

 
 
- « Le défi orthographique »

L’activité d’orthographe s’inscrit dans le cadre d’un projet d’écriture narrative et a pour but de créer des textes qui contiennent des difficultés imposées par l’enseignant ou par les élèves eux-mêmes .

 
 

Picto livre« Les élèves réalisent au fil des séquences didactiques une série de textes constitués en un recueil. Au cours de cette écriture collective, réalisée par groupes hétérogènes de quatre ou cinq scripteurs, […]les élèves doivent répondre à une consigne d’écriture donnée par le professeur en articulation avec des textes étudiés en classe […] et respecter des contraintes supplémentaires […] fixées par les élèves d’un groupe, à l’intention de leurs camarades appartenant à un groupe d’écriture différent. […] Les critères d’évaluation et la quantification des erreurs font l’objet d’un débat orchestré par l’enseignant, au terme duquel sont fixées les règles permettant de déterminer le score de chaque équipe ».

Brigitte Marin, extrait de l'article « Le défi orthographique en classe de sixième », Cahiers pédagogiques, « Orthographe », N° 440 février 2006.

 
 
- « L’atelier de réflexion orthographique »

Qu’on se rassure ! Il n’est pas question de négocier pour décider si l’on doit ou non appliquer telle ou telle règle… Il s’agit d’amener les élèves à réfléchir collectivement sur la solution à apporter à un problème d’orthographe. Cette démarche s’appuie sur l’identification de la difficulté, sur la mobilisation des savoirs qui permettent de proposer une explication, sur la vérification par la recherche de contre-exemples puis sur la validation par le maître .

 
 

Voir le compte rendu d'une séance d’atelier de négociation orthographique sur le site des Cahiers pédagogiques.

 
 
- L'évaluation ciblée

Pour lutter contre la résignation : « c’est pas la peine, j’aurai zéro comme d’habitude », on peut proposer la « dictée à 10 difficultés » pour laquelle les élèves sont avertis des types de problème qu’ils vont rencontrer (accords entre sujet et verbe par exemple) ; la note ne porte que sur ces difficultés mais il faut cependant que tout l’ensemble soit corrigé.

 
 
- L'utilisation du « correcteur orthographique »

Au cycle 3, les élèves sont capables de recopier leurs productions sur ordinateur. Ce média permet toutes les retouches et toutes les corrections. Pourquoi ne pas saisir l’occasion de se servir du correcteur orthographique incorporé au logiciel de traitement de texte ?

 
 

Picto livre« On voit donc que Word peut être une aide efficace à l’apprentissage de l’orthographe, à condition qu’on ne lui demande pas ce qu’il ne sait pas faire, enseigner ! Utiliser un correcteur d’orthographe en classe exige un accompagnement : il faut que l’élève sache ce qu’il peut demander au correcticiel et ce qu’il ne peut pas lui demander ; il faut qu’il arrive, au-delà de l’apparence trompeuse d’un dialogue avec la machine, à comprendre les messages d’erreur ; il faut que l’apprentissage se fasse, comme d’habitude, grâce aux interactions avec les pairs et avec la maîtresse ».

Isabelle Brulland et Christine Moulin, extrait de l’article « Y faux camp m’aime fer attends scions », Cahiers pédagogiques, « Orthographe », N° 440 février 2006.

 
 
La variété des exercices possibles est grande. Mais l’emploi du temps des élèves n’est pas extensible. Le problème est de penser l’ensemble du programme de manière à laisser à chaque matière le temps dont elle a besoin. Entre la situation où la dictée constituait l’activité centrale de l’école et la dispersion de l’étude de la langue à l’intérieur de tous les autres apprentissage scolaires, il y a un équilibre à trouver et des décloisonnements à opérer.

 
 
 

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L'école enfin expliquée aux parents (et aux autres)
Ce dossier, revu et augmenté, constitue un chapitre de L'école enfin expliquée aux parents (et aux autres) publié aux éditions Stock en partenariat avec Curiosphere.tv
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