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Comment
l'orthographe vient aux enfants ? |
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L'orthographe à l'école,
aujourd'hui |
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Les « SMS » ou « textos »
signent-ils l'arrêt de mort de l'orthographe ? |
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Contrairement à ce qu’on peut croire, pour rédiger
un SMS, il est nécessaire d’effectuer un travail sur
la langue. Il n’est en effet pas possible d’abréger
au-delà d’une certaine limite et il est nécessaire
de choisir les signes qui permettront de donner du sens au message.
Il est profitable, à partir de là, de réfléchir
sur les nécessités de s’entendre sur un code.
Même si on peut rencontrer des graphies abrégées
dans des copies, le langage « SMS » et les langages
« identitaires » comme le verlan ou les différents
argots se développent à côté du français
académique et non contre lui. Si les uns redoutent une marginalisation
de l’écriture savante, d’autres pensent que l’intégrité
de la langue n’est nullement menacée.
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| Faut-il
condamner le « texto » ?
Voir
sur
le site des Cahiers pédagogiques
la controverse entre
Romain Jalabert :
«
Le danger [est] de laisser cette écriture
anarchique à la portée de jeunes adolescents
et même d’enfants incapables de faire
la différence entre « écriture
» et « écriture texto. ».
et
Sabine Pétillon :
« On aurait peut-être tort, se prononçant
en didacticien, de rejeter en bloc, par amour de
notre belle langue française, un outil qui
touche plus de dix millions de français quotidiennement
».
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Les jeunes ne refusent d’ailleurs pas
d’apprendre la langue de l’école dans la mesure
où les adultes ne méprisent pas leurs modes de communication
et d’expression en les qualifiant d’« affreux
sabir ».
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| «
Accéder à un autre langage ne signifie
pas renier le premier. De même, éprouver
des difficultés à accéder à
ce nouveau langage ne signifie pas le rejeter. C’est
ce que le très beau film L’esquive
a montré : on y voit comment des enfants
de la banlieue ont pris la décision d’entrer
dans le jeu du théâtre et de la langue
de l’école en interprétant du
Marivaux. On pourrait dire qu’accepter les
normes de l’orthographe c’est aussi,
d’une certaine façon, entrer dans un
endroit où l’on s’habille autrement,
où il y a des codes qu’on ne comprenait
pas et qu’on choisit d’essayer de prendre
en compte ».
Henriette
Walter, extrait de l’article « La langue
se défend très bien ! » Cahiers
pédagogiques, « Orthographe »,
N° 440 février 2006.
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Ce dossier, revu et augmenté, constitue un chapitre de L'École enfin expliquée aux parents (et aux autres) publié aux éditions Stock en partenariat avec Curiosphere.tv
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