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L'EPS,
une discipline pas comme les autres |
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Les élèves
et l'EPS |
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Garçons et filles |
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On sait que les garçons et les filles ne réussissent
pas de manière égale dans toutes les matières.
Traditionnellement, les garçons seraient plus à l’aise
en maths et en sciences alors que les filles seraient plus «
littéraires ». Cette différence apparaît
encore plus fortement en EPS dominée par des représentations
liées aux valeurs viriles et aux rapports de forces. |
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Et il semble que, même dans les activités
dont les connotations sont féminines (la danse, la gymnastique)
ou indifférenciées (natation, raquettes), le modèle
de comportement reste masculin.
Reste que les confrontations entre filles et garçons, quelle
que soit l’activité, sont nécessairement plus
ou moins « sexuées ». Il est dangereux, voire
illusoire de vouloir faire abstraction de cette dimension surtout
au collège, à l’âge où les adolescents
sont tourmentés par les phénomènes de la puberté.
Il est dès lors plus sain mais aussi plus complexe que les
problèmes liés à la mixité soient régulés
au sein même de l’activité plutôt que par
des discours moralisateurs.
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Filles et sports de combat
Le
kendo-scolaire est une activité d’escrime
japonaise adaptée pour être enseignée
à l’école. La protection (armure,
casque et gants) a été placée
sur le bâton. Celui-ci se retrouve donc
recouvert d’une mousse épaisse et
raccourci. [… ] La mise en action du bâton
repose sur la vitesse et la précision et
non sur la force et la puissance. La distance
de combat, médiée par l’arme,
est plus grande qu’en lutte (espace intime)
ou qu’en boxe. [… ] La mise en relation
des deux partenaires se fait donc sans contact,
dans l’espace proche et sans pouvoir instaurer
un rapport de force physique direct sur le corps
du partenaire. [… ]
L’engagement des filles est à remarquer.
Elles ne sont plus au "contact corporel"
de l’autre et n’ont plus de forces
imposées qui s’exercent sur elles.
Elles passent (comme les garçons) par une
phase d’adaptation, un temps pour prendre
des repères ou des marques. Cette étape
franchie, si les buts de l’activité
sont orientés sur la maîtrise, alors
elles s’engagent et combattent. À
ce niveau ce qui apparaît c’est aussi
la possibilité de travailler en mixité.
Et la relation est différente.
Michel
Calmet « Filles et sports de combat, un
exemple en kendo-scolaire », Cahiers
pédagogiques N° 441, mars 2006,
« L’EPS, embarras et inventions ».
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La mixité des cours d’EPS
est, pour le prof, mais aussi pour les élèves, une
difficulté et un atout.
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Bien gérée, cette situation
est une chance pour détourner les tendances dominatrices
et souvent machistes du sport et susciter des relations de respect
et de tolérance entre les élèves. Il est normal
par exemple que les équipes de foot ou de rugby soient mixtes.
Pour ce faire il faut que l’enseignant instaure des règles
qui permettent à tous et à toutes de participer au
jeu… Mais si, parfois, des différences de niveau imposent
des exercices séparés, on imagine comment les garçons
« faibles » vont vivre le fait de se retrouver du côté
des filles… Pour éviter ce genre de situation, certains
professeurs auront tendance à éviter toute activité
physique qui amène à une confrontation entre filles
et garçons, alors que d’autres au contraire ne conçoivent
pas d’activités qui ne soient pas mixtes. |
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«
La question n’est donc pas : « Pourquoi
autant de différences entre l’EPS
des filles et celle des garçons ? »
mais : « Pourquoi si peu de différences
dans l’enseignement de l’EPS occasionnent-elles
autant de différences de réussite
entre filles et garçons ? ».
Geneviève
Cogérino « Quelle place pour les
filles dans une EPS pour les Garçons »,
Cahiers pédagogiques N° 441,
mars 2006, « L’EPS, embarras et inventions
».
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Ce dossier, revu et augmenté, constitue un chapitre de L'École enfin expliquée aux parents (et aux autres) publié aux éditions Stock en partenariat avec Curiosphere.tv
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