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Depuis de nombreuses années, le sport se faisait une place
dans l’école, un peu par opposition à l’idéologie
militariste qui avait prévalu depuis les débuts du
développement de l’éducation physique scolaire,
mais aussi sous la pression d’une demande sociale. Et c’est
en 1967 qu’il fait une entrée officielle dans l’école.
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Les Instructions officielles précisent : « […]
parmi toutes les activités physiques, [le sport] doit,
dans la majorité des cas, tenir la plus grande place ».
Pour autant, « l’EP ne doit plus être confondue
avec certains moyens qu’elle utilise ». De plus, le
professeur d’éducation physique comptera dans son
emploi du temps trois heures consacrées à l’animation
de l’association sportive de son établissement.
Autrement dit, même si chaque épreuve et chaque
match possèdent un enjeu, le but n’est pas le classement,
et la «gagne» ne se substitue pas à l’objectif
principal qui est d’éduquer.
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À l’école, il y a un certain
nombre d’objectifs, c’est l’Éducation
physique et sportive pour tous, alors qu’au
club c’est pour ceux qui veulent bien, et
l’objectif est plus centré sur la réalisation
d’une performance au sens de l’accomplissement
de soi-même dans un contexte spécialisé,
alors qu’à l’école on
fait des choses dans le sens de la polyvalence.
C’est une poly-spécialité. »
Alain
Hébrard, inspecteur général
de l’Éducation nationale, L’EPS
face au sport, EPS et Société
1999. |
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