On aurait pu s’attendre à ce que la défaite
de juin 1940 contribue à rétablir les méthodes
qui étaient censées avoir préparé
la victoire de 1918. Pourtant, par un retournement imprévu,
le régime de Vichy voit dans la « méthode
naturelle » de G. Hébert le modèle d’une
éducation physique nationale, fondée sur le retour
aux saines valeurs de l’homme penché sur sa terre,
et animée de préoccupations pures et viriles. Dans
le même temps, les vertus du sport sont glorifiées
dans la mesure où il exalte l’idée de hiérarchie
naturelle, de discipline collective, et la perspective de la victoire.
Il s’agit, par là, de participer à la «
Révolution Nationale » pour conjurer les erreurs
du passé.