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| Un « socle commun » peut-il rendre la société plus juste ? |
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| Aider les plus faibles |
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Des dispositifs particuliers |
Cependant, quels que soient la méthode pédagogique et les dispositifs d’aide ponctuelle, il restera une proportion d’élèves qui, pour toutes sortes de raisons, ne parviendront pas à combler des lacunes ou à entrer dans le jeu des apprentissages scolaires.
L’institution a prévu pour ceux-là des dispositifs pédagogiques particuliers qui leur permettent de reprendre pied.
- Au primaire, il existe les Réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED) qui proposent momentanément, en dehors de la classe, un cadre et des activités pris en charge par des instituteurs spécialisés et adaptés aux élèves qui ne parviennent pas à apprendre dans le contexte des cours.
- Au collège, les Classes-relais permettent à des élèves qui rencontrent de graves difficultés d’intégration et d’apprentissage de mener des activités qui visent à les réconcilier avec le savoir et à les mettre en mesure d’accepter et de respecter les règles de la vie scolaire.
À côté de ces dispositifs exceptionnels, la proposition de loi d’orientation sur l’école de 2005, dont l’actuel ministre a annoncé la mise en œuvre, prévoit des « Programmes personnalisés de réussite éducative » (PPRE) qui, au collège, « prendront la forme d’un horaire spécifique (trois heures par semaine) en groupes restreints » après évaluation des difficultés. Les parents seront associés au suivi de ces programmes.
Les dispositifs qui ont fonctionné ces dernières années, en matière d’aide et de soutien, ont montré leurs limites. Il apparaît illusoire d’essayer d’imposer en dehors du cours une dose supplémentaire de ce qui n’a pas fonctionné pendant le cours. Les élèves ainsi désignés, rendus responsables de leurs propres échecs, s’enferment souvent d’autant plus dans leur rôle de « mauvais élève » qu’ils ne voient aucune possibilité de devenir meilleurs en recommençant ce qui les a fait échouer. De leur côté, les enseignants peuvent invoquer l’existence de ces dispositifs de rattrapage pour éviter de remettre en question leur pédagogie.
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On le voit : si l’on n’est pas très vigilant et rigoureux, le remède peut être inefficace ou pire que le mal. […] Les élèves en grande difficulté ont besoin d’aides spécialisées supplémentaires et de mesures spécifiques : c’est ce qui manque généralement, en élémentaire et au collège, aux 15 % d’élèves qui passent en 6e sans maîtriser les compétences de base de la lecture. Les aides spécialisées peuvent certes être inopérantes ou contre productives, mais leur effet pervers n’est pas une fatalité : le déterminisme n’existe pas plus dans l’échec de certains élèves que dans l’échec de certains types d’aides.
Gérard Chauveau « Dix risques majeurs » Cahiers pédagogiques N°436, oct. 2005 «Aider les élèves ?»
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