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| Un « socle commun » peut-il rendre la société plus juste ? |
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| Quelle pédagogie ? |
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Travailler en équipe |
Comment travailler sur les connaissances et sur les compétences si l’enseignement est morcelé, cloisonné et si les enseignants n’examinent à aucun moment en quoi les savoirs et savoir faire de leurs disciplines respectives se croisent, sont complémentaires et constituent autant d’entrées particulières dans la formation des élèves ? La condition pour que l’école parvienne à donner un sens au « socle commun » est que les enseignants se concertent autant sur les notions qu’ils peuvent aborder chacun de leur côté (l’emploi des temps en français et dans les langues étrangères par exemple) que sur la manière dont on les travaille et dont on en vérifie l’acquisition. Or, cet indispensable travail en équipe exige un temps qui n’est actuellement pratiquement pas pris en compte… Faudra-t-il redéfinir le service des enseignants en intégrant les heures de travail collectif ? Faudra-t-il concevoir d’autres façons d’organiser le temps de cours en fonction des projets pluridisciplinaires que les élèves devront mener ?
Introduire la logique du « socle commun » va, on le voit, bien au-delà d’une simple redéfinition des programmes et de quelques mesures d’accompagnement. C’est l’organisation de système éducatif qui est remise en cause… C’est aussi pourquoi ceux qui, en France, préfèrent porter leurs efforts sur la restauration de l’autorité plutôt que sur la démocratisation de l’école et des savoirs résistent tant à l’idée de déterminer un « socle commun » des connaissances et des compétences.
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