| |
| Un « socle commun » peut-il rendre la société plus juste ? |
 |
| Quelle pédagogie ? |
 |
Une pédagogie de projets |
Si on prend au sérieux l’idée que ce « socle commun » sera constitué de connaissances aussi bien que de compétences, il ne sera pas possible de demander aux élèves de se contenter d’exécuter des exercices d’application et des épreuves de contrôle. Il faudra qu’ils soient placés dans des situations où ils devront montrer leurs capacités à se servir de leurs connaissances pour réaliser des productions qui nécessitent plusieurs approches et qui réclament un minimum d’autonomie.
On voit que non seulement une certification des compétences oblige à revoir les modalités d’examen dans le sens de ce qui se passe dans le cadre des Travaux personnels encadrés (TPE), mais elle a des répercussions sur des méthodes qui vont chercher leurs références du côté de la pédagogie active.
C’est ce que nos collègues belges et québecois notamment ont pu vérifier depuis qu’ils ont mis en place un système scolaire axé sur les compétences.
|
Chose certaine, l’enseignant [qui travaille sur les compétences] s’intéressera davantage aux apprentissages qu’à ce qu’il enseigne en tant que tel. Ça veut dire qu’il doit trouver plusieurs chemins différents pour aider un élève à apprendre. Dans ce type de classe, les enfants sont plus actifs ; ils travaillent en coopération, dans un cadre de projet, écoutant des explications quand elles sont requises et quand elles répondent à un besoin. Tout cela alternativement, dans une même journée parfois ! Tous les élèves ne font pas nécessairement les mêmes choses en même temps.
Mario Asselin et Clément Laberge « Apprendre, agir, être ensemble à l’école » Cahiers pédagogiques N° 439, janvier 2006, « Quel socle commun ? »
|
|
|
|