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Lorsque
les résultats sont un peu justes, le problème
est tout autre: quelle voie choisir ? Peut-être
êtes-vous de ces parents qui poussent vers une
voie générale, « seule » digne
de leur progéniture. Ils pensent qu’il
n’existe que cette voie pour s’en sortir.
Pourtant, il y a bien d’autres possibilités
qui peuvent s’avérer beaucoup plus efficaces.
La théorisation n’est pas appréciée
par tous les élèves.
Choisir une voie technologique ou même professionnelle
leur offre la possibilité de suivre des études
qui leur sembleront certainement plus attrayantes. Quant
à la voie professionnelle, ne la négligez
pas. Dans de nombreux domaines, le savoir se transmet
de professionnel à apprenti. Aujourd’hui,
les entreprises demandent qu’un minimum de théorie
soit acquis en cours de formation et c’est pourquoi
un diplôme est requis. Il est indispensable de
réfléchir à ce qui est le mieux
pour votre enfant :
-
Redoubler : mais il doit alors absolument
travailler et avoir de biens meilleurs résultats
l’an prochain. Sans quoi, les propositions d’orientation
ne risquent pas d’évoluer…
- Choisir la voie professionnelle :
à réserver aux élèves qui
souhaitent apprendre un métier rapidement. Il
s’agit d’apprendre des savoir-faire (c’est
pourquoi des lacunes dans les bases n’empêchent
pas d’avancer). Des possibilités de poursuites
d’études post-BEP sont proposées
aux élèves ayant un bon dossier.
- Préférer la voie technologique
: associant à la fois enseignement général
et technologique, elle débouche sur des formations
supérieures (BTS, DUT, écoles de commerce
ou d’ingénieurs spécialisées…).
- Tenter la voie générale : le
changement d’exigence de méthodes convient
à certains élèves. Ils réussissent
bien. Dans ce cas, il faut forcer le passage, notamment
si votre enfant est décidé à beaucoup
travailler pour faire oublier ses difficultés
du passé. Mais souvent les résultats sont
faibles en seconde, voire s’effondrent.
L'orientation
a alors lieu en fin de seconde vers une voie professionnelle
(5 % des élèves sont orientés en
BEP à l’issue de la seconde) ou technologique
(% non déterminé car certains élèves
s’y destinaient au départ) ou encore un
redoublement (17 %). Une fois en première générale,
les jeunes « poussés » n’y
feront pas forcément une bonne scolarité:
résultats très moyens ou pire mauvais,
réussite au bac de justesse: rien qui autorise
à viser un passage dans les voies sélectives
(recrutement sur dossier). Ils ont alors moins de chances
de réussite que les élèves ayant
obtenu un bon dossier en filière technologique.
La seule solution reste alors la fac, avec un échec
record dès la première année. La
voie générale ne se révèle
bénéfique que si l’élève
a de bonnes capacités de travail mais qu’il
n’a pas trouvé le moyen de s’en sortir
en fin de collège. Observez bien votre enfant,
discutez avec lui, repérez ce qu’il est
capable de faire et ce qu’il a envie de faire.
Pas question de choisir pour lui, de le pousser dans
une filière qui vous plairait tandis qu’il
n’est guère intéressé. Si
ces résultats sont trop éloignés
des exigences de la voie envisagée, offrez lui
la possibilité de se reprendre en redoublant.
Avec une sérieuse motivation, il ne manquera
pas de s’en sortir ! |