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voir, à écouter : sélection bibliographique
de titres vus à l'écran et encore à la
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Collège |
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King-Kong : comment un film culte génère
de nombreuses adaptations
King Kong par Anthony Browne, Kaléidoscope, 1994. D’après
l’histoire conçue par Edgar Wallace et Merian C. Cooper
et écrite par Delos W. Lovelace.
Titre
: King-Kong
Auteur : Anthony Browne
Traduction de Elizabeth Duval
Editeur : Kaléidoscope
Parution : 09/1994 - ISBN : 2877671410
Le film d’Ernest Schoedsak
et Merian C. Cooper, King-Kong, réalisé en
1933, qui présente une maîtrise des effets spéciaux
étonnante pour l’époque, une belle alternance
de scènes dures et poétiques, projette le spectateur
vers des questions existentielles et le renvoie à sa part
d’animalité. Le sujet est trop fascinant pour ne pas
être repris en littérature ou au cinéma. En
littérature de jeunesse, l’auteur et illustrateur anglais
Anthony Browne a adapté le film dans un ouvrage au grand
format et aux illustrations hyperréalistes, proches de la
peinture américaine du début du 20ème siècle.
Là encore, la bête est capturée, déportée,
montrée en spectacle et assassinée.
Pistes :
- - Mettre en relation les images du film et les illustrations de
l’album et comprendre les mécanismes de l’adaptation
en album, non seulement au niveau visuel mais aussi au niveau
du texte : les scènes retenues, les modifications choisies
(représentation des acteurs…), les références
au cinéma américain des années 30…
- - Placer cet album en réseau avec d’autres adaptations
de King-Kong, notamment au cinéma avec le film du réalisateur
Peter Jackson, sorti sur les écrans en France en décembre
2005 et pour la littérature de jeunesse avec le livre de
Michel Piquemal, illustré par Christophe Blain.
- - Etablir des parallèles entre l’histoire de King-Kong
et le conte de Madame Leprince de Beaumont « La Belle et
la Bête ». On peut voir le film de Jean Cocteau sorti
en 1946 et le comparer à l’album de Nicole Claveloux
(éditions Etre, 2001) dont le dessin à la plume
en noir et blanc rappelle autant l’univers fantastique et
étrange du film que les gravures de Gustave Doré,
immense illustrateur du 19ème siècle.
Jésus-Betz et Freaks de Tod
Browning : un livre illustré fait référence
à un film
Jésus Betz, Fred Bernard et François Roca, Seuil Jeunesse,
2001
Le film Freaks de Tod Browning, de 1932,
La Monstrueuse parade en version française, dépeint
avec réalisme, dans la vie courante d’un cirque, de
pauvres êtres difformes et malmenés par la vie. Ce
film présente des apparences trompeuses, d’un côté
de vrais monstres de la nature, face à eux une femme et un
homme « normaux », la cupidité fera d’eux
des êtres sordides et assassins, une vraie monstruosité
les habite mais elle est invisible.
Ce chef d’œuvre du cinéma fantastique
bouscule les conventions et frappe l’imagination. Il n’est
donc pas étonnant qu’il ait inspiré le superbe
album Jésus Betz de Fred Bernard et Francois Roca pour les
illustrations.
Les auteurs offrent dans un grand album aux illustrations
très fortes, une histoire singulière. Le héros,
Jésus Betz, né sans bras ni jambes, abandonné
par sa mère, déroule le fil de sa vie sous forme de
lettres à travers 33 dates importantes de l’histoire
contemporaine. Au début de l’album, les illustrations
rappellent la peinture flamande, le choix des couleurs crée
une atmosphère angoissante et le réalisme social à
la Dickens est d’une grande noirceur.
Pistes suggérées :
- - Visionner le film et le comparer à l’album sous
différents angles :
- - aborder la question du personnage permet de comprendre
les mécanismes de la narration à travers le
point de vue,
- - repérer et comprendre les jeux de lumière
du film et de l’album pour déterminer l’atmosphère
créée…
- - nommer les émotions ressenties par le lecteur et
le spectateur…
- - mettre en parallèle les fins de chaque histoire.
- - Placer l’album et le film en réseau avec le premier
long métrage de Charlie Chaplin The Kid (1921), là
aussi le réalisme social rappelle l’œuvre de
Dickens et comme Jésus Betz, le petit héros est
abandonné par sa mère. Quel rôle joue ce contexte
social si particulier ? Et sur qui ?...
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