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… Étape fondamentale et obligatoire à respecter pour espérer aboutir à la bonne réponse. La plupart des fautes, en dehors des étourderies classiques (oubli d’une retenue, confusion d’unités, erreur de frappe sur la calculette), viennent d’une mauvaise interprétation des sujets. D’un côté, trop d’écoliers ne s’attachent pas à saisir ce qui leur est vraiment demandé; ils se précipitent pour effectuer une opération, de préférence celle qu’ils sont en train d’étudier en cours (esprit d’à propos fort louable quoique pas forcément pertinent…). De l’autre, ils partent du principe que si on leur donne des informations, elles sont toutes utiles. Pour preuve, face à ce problème « Luc et Valérie vont au cinéma. Un billet coûte 6 euros et le film dure 2 heures. Quelle somme paient-ils? », les 25 petits d’une classe de CE2 ont répondu comme suit: 12 euros pour 4 élèves (6 + 6), 14 euros pour 16 élèves (6 + 6 + 2), 10 euros pour 5 élèves (6 + 6 – 2). Justification avancée par ceux qui ont ajouté ou retranché les 2 heures au prix des billets : « Il fallait bien faire quelque chose avec! ».
Par conséquent, l’apprentissage de la lecture des énoncés s’impose. Elle consiste en une analyse critique qui inclut :
- - l’identification précise de la question : que dois-je répondre à la fin ?
- - une vraie prise de recul : à quoi me sert l’énoncé ?
- - la sélection des éléments : de quoi ai-je vraiment besoin ?
Une fois ce travail effectué, le raisonnement va de soi. Il s’agit de relier ensemble les éléments sélectionnés par l’intermédiaire d’une ou de plusieurs opérations, soit directement, soit après quelques ajustements (mesure manquante à déduire, conversion d’heures en minutes…).
La rigueur est primordiale ici : impossible d’additionner ou de soustraire des kg et des litres, d’obtenir une somme de pourcentages supérieure à 100 %, de tomber sur un périmètre de rectangle inférieur à sa longueur, de trouver des prix négatifs ou des âges dépassant les 100 ans… Ces incohérences perturbent rarement les jeunes qui ne vérifient jamais d’emblée leurs résultats, pas plus qu’ils ne pensent à indiquer les unités, balançant des chiffres en vrac. Ils ont tort et perdent souvent des points à cause de leur nonchalance, de leur relâchement en rédaction. Eh oui: une dépense s’exprime en euros, une distance en mètres, une masse en grammes…
Au total, pas besoin d’avoir la bosse des maths pour s’en sortir avec les problèmes d’école. Cela relève largement plus de la concentration, de la maîtrise de l’expression française et du bon sens que de la pure logique scientifique. Reste encore à jouer le jeu !
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