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Il faut constamment faire travailler ses méninges, mobiliser ses petites cellules grises. Dès le CE1, il se révèle judicieux de proposer un court problème chaque soir, histoire de réviser les opérations, d’éviter de se rouiller, d’entretenir les automatismes. À la maison, au calme, on prend le temps de s’habituer aux règles de base – même si la maîtresse n’en demande pas autant en classe: écrire dans un cahier réservé à cet usage (pas de feuille volante gribouillée), recopier l’énoncé en soulignant les informations indispensables et barrant les superflues, dessiner un schéma au besoin, noter le raisonnement à droite en rédigeant une phrase expliquant le calcul, poser les opérations à gauche avec un chiffre par carreau, conclure en reprenant la question de départ, sans oublier les unités. Voir ci-contre l’exemple «le bus».
Cet entretien, un peu fastidieux au départ, rassure les enfants à la longue. Ils découvrent vite qu’à partir du moment où ils ont résolu un problème, ils résoudront ceux du même type. Pas la peine dans ces conditions de choisir des exercices complexes. Commencer avec des questions élémentaires très simples permet aux jeunes de se sentir en position de force (« j’ai réussi! »); ils évolueront d’eux-mêmes vers des sujets plus difficiles, quitte parfois à y prendre goût et se lancer de véritables défis !
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