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Les années spécifiques : maternelle, CP, 6ème examens
La rentrée en maternelle, quand l’enfant va pour la première fois à l’école est, on le sait, un moment propice aux larmes déchirantes pour les parents. Et même si le changement d’environnement est moindre pour un enfant qui est allé en crèche auparavant, il s’agit tout de même d’une étape importante pour lui aussi. Pour les parents, l’équilibre peut être difficile à trouver entre l’écoute de l’enfant, qui est souvent très impressionné et inquiet, et la nécessité de le laisser surmonter ces inquiétudes. Il faut essayer de passer un petit moment avec lui dans la classe, de la découvrir avec lui, en explorant par exemple toutes les possibilités de jeu et d’activité, puis, fermement, de lui annoncer que l’on s’en va. Sans se laisser fléchir par les larmes qui redoublent presque immanquablement…
Les difficultés pouvant durer quelques temps au-delà du jour de la rentrée, il faudra avoir la même attitude encore quelques temps : ne pas jeter l’enfant à la porte de la classe et partir mais ne pas non plus s’éterniser en l’empêchant de prendre sa place parmi ses copains.
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De même, l’entrée au CP est souvent vécue comme un moment crucial et bien des parents ont peur de ne pas être à la hauteur de l’enjeu et de ne pas savoir comment aider leur enfant à la maison. Il y a pourtant quelques conseils très simples à suivre. D’abord, essayer de partir du principe que tout va bien se passer. Ensuite, prendre très vite conseil auprès de l’enseignant pour lui demander comment prendre le relais. Concrètement, il s’agit souvent de relire à la maison la phrase travaillée dans la journée. Et ce n’est pas nécessairement l’un des deux parents qui le fera mais peut-être un grand frère ou une grande sœur, un grand-parent...
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En revanche, il n’est pas forcément bon pour l’enfant d’acheter un manuel - surtout différent de celui choisi par l’école - et d’entreprendre de lui apprendre soi-même à lire. Cela risque d’embrouiller l’enfant avec des consignes contradictoires et les parents outrepassent alors leur rôle, qui est d’accompagner ce que fait le maître ou la maîtresse en classe.
Pour favoriser l’apprentissage de la lecture, tout petit déjà, on peut sensibiliser l’enfant au livre et à la lecture. Par exemple, en lui lisant une histoire au coucher ou en le laissant s’approprier ses livres, toucher, regarder les images et les commenter. Ainsi, plus tard, il associera la lecture à un plaisir. La littérature jeunesse propose des livres adaptés à tous les âges, avec des histoires qui font écho à ce que vit l’enfant et à ses sentiments.
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Autre moment charnière, l’entrée au collège. Pour l’enfant, l’entrée en 6ème est un chamboulement complet par rapport à tout ce qu’il a connu à l’école jusqu’ici. Il change de lieu, découvre de nouvelles disciplines, se retrouve avec un grand nombre d’enseignants, des surveillants, un emploi du temps cloisonné, des changements de salle et des méthodes de travail radicalement différentes (et parfois une méthode par enseignant)… Il n’a plus un seul adulte comme référence (voire deux si l’on compte le directeur ou la directrice) mais une dizaine au moins. C’est le moment où il acquiert une nouvelle autonomie et où il va devoir apprendre à s’organiser.
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Pour l’aider, on peut lui apprendre à se servir de son cahier de texte, pour qu’il ne fasse pas son travail au dernier moment alors qu’il lui avait été donné la semaine précédente. Il est bon aussi de l’aider à préparer son cartable en fonction de son emploi du temps du lendemain. Cela évitera qu’il emporte des livres dont il ne se servira pas ce jour-là et qui alourdiraient encore un cartable souvent déjà bien trop pesant ou qu’il oublie les livres ou classeurs qui lui sont demandés ce jour-là. Pour alléger le poids du cartable, il apprendra également à ne pas emporter plusieurs classeurs dans son sac. Un seul classeur avec intercalaires pour toutes les matières suffira s’il range chaque soir dans les classeurs appropriés les cours de la journée. A moins que certains professeurs exigent l’ensemble du classeur à chaque cours. Et rien n’empêche de demander un rendez vous à un professeur en particulier ou au professeur principal en cas de difficulté ou pour faire le point en cours de trimestre.
Quant aux années d’examen, la première chose à faire est d’oublier le culte de la performance. Certes, l’enjeu est de taille et le stress est normal mais il faut éviter d’en rajouter et de l’entretenir. Le rôle des parents est plutôt de créer tout au long de l’année un environnement propice, a fortiori durant la période des révisions intensives. Trois règles : bien manger (équilibré et à table), bien dormir (à un rythme régulier) et ne pas prendre de médicaments. Il ne faut pas oublier que les somnifères, s’ils font dormir, provoquent aussi des trous de mémoire ! Anxiolytiques, calmants ou stimulants sont également à bannir.
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