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| Tu feras des maths, mon fils… |
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Les maths occupent une place très forte dans le cursus scolaire et sont souvent considérées comme un instrument de sélection froid et impitoyable. Mais il semble aujourd’hui tout à fait injuste de réduire cette matière à la caricature que les concours de prestige ont pu contribuer à fabriquer.
Après des années de domination sans partage des lettres classiques et de la dissertation littéraire, les mathématiques ont acquis, autour des années soixante-dix, la réputation d’être la discipline de l’excellence et de la sélection. La section S est devenue ainsi la voie obligée pour accéder aux grandes écoles, et la réussite en mathématiques sert bien souvent de critère pour mesurer la capacité à entrer dans la logique des apprentissages scolaires de haut niveau.
Les maths sont maintenant un enjeu primordial dès l’école primaire. Ainsi, pour l'opinion commune, la raison d'être de leur place dans les programmes scolaires se réduirait à la maîtrise de procédés, de techniques gratuites, de plus en plus ardus au fil de la scolarité et qui ne servirait qu'à se sortir au mieux de la sélection des examens et des concours.
En réalité, même si la section S est toujours la plus cotée et la plus difficile, c’est parce qu’elle exige aussi un travail considérable en physique, en SVT, en histoire et géographie, en philosophie et en langues. Les maths y occupent certes une place très forte, mais il semble aujourd’hui tout à fait injuste de réduire cette matière à la caricature que les concours de prestige ont pu contribuer à fabriquer.
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