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| En ZEP, des écoles comme les autres ? |
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| Ce qui se fait aujourd’hui dans les ZEP |
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Aider des zones ou aider des individus ? |
On le voit, les ZEP gênent. La tentation est donc, finalement, de contester l’efficacité des actions qui consistent à lutter contre le fait que l’échec scolaire est sociologiquement déterminé et territorialement repérable. On préfère penser que cet échec est aggravé par l’image négative que les aides collectives ne font que renforcer en stigmatisant les quartiers difficiles. Dans le même ordre d’idées, on préfère croire que parce que la "vérité" du savoir n’est pas négociable, ce dernier ne peut que s’imposer de lui-même à partir du moment où l’on a rétabli l’autorité du maître dans la classe et l’ordre dans la cité.
On peut voir alors les familles politiques de tout bord prôner tour à tour - et parfois opposer - l’aide aux zones défavorisées et l’aide aux individus, la formation pédagogique et la réaffirmation des exigences de la culture et du savoir. Dans tous les cas pourtant, on convient qu’il faut corriger les inégalités.
On peut ainsi se réjouir de voir des élèves issus des ZEP, auxquels on a facilité l’entrée dans les grandes écoles, faire leur chemin et réussir parmi l’élite de l’élite. Ces quelques intégrations ne résolvent rien, elles ne sont que justice et prouvent simplement que l’avance "culturelle" dont bénéficient les jeunes des milieux "favorisés" ne constitue pas un avantage décisif si elle n’est pas accompagnée de cette rage d’apprendre et de cette impertinence intellectuelle dont sont largement pourvus les élèves "défavorisés" qui les rejoignent.
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