| Ce qui se fait dans les établissements |
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Le Brevet informatique et internet (B2i) |
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En 1985, l’apprentissage de l’utilisation raisonnée de l’ordinateur est confié aux professeurs de technologie qui doivent apprendre à leurs élèves de 6e l’utilisation d’un traitement de textes, aux élèves de 5e l’utilisation du tableur-grapheur et aux 4° l’utilisation de l’Internet ainsi que celle de l’ordinateur comme outil de gestion d’un système de production (mécanique ou électronique).
En 2000, est créé un "brevet informatique et internet" (B2i) dont un arrêté vient de redéfinir les objectifs pour l’école primaire (niveau 1), le collège (niveau 2) et le lycée (niveau 3) et même pour les enseignants en formation à l’IUFM (C2i2e : certificat informatique et internet niveau 2 enseignant).
L’intention affichée était, en 2000, de "favoriser la maîtrise des nouveaux outils de production, de transformation et de diffusion de l’information par l’ensemble de la société". Il s’agissait aussi de "favoriser la mise à niveau des équipements, avec, notamment, pour objectif de connecter la totalité des écoles au réseau de l’Internet avant la fin de l’année scolaire 2001-2002". En 2006, ce dernier objectif est en passe d’être atteint puisque, selon une étude de la CEE, 90 % des écoles françaises disposent d’un accès à l’Internet et 75 % d’entre elles bénéficient d’une connexion à haut débit.
Il est pourtant toujours vrai que si l’école a plus que jamais une responsabilité primordiale dans "l’usage autonome et raisonné" des technologies de la communication, elle a un retard à rattraper sur les élèves et sur leurs familles qui l’ont bien souvent devancée aussi bien dans le domaine des équipements que dans celui de l’utilisation.
Cependant, la prise en charge et la certification du B2i qui sont censées être assurées par l’ensemble des enseignants, restent floues, mal coordonnées et peu relayées dans les établissements. Signe s’il en est de la perplexité des pédagogues vis-à-vis de la façon d’aborder les TIC dans le cadre scolaire...
Il est intéressant de noter que dans les nouveaux programmes de technologie pour les classes de 6° (2005), le mot "apprentissage" de l’informatique a disparu. Il n’est plus question que de son "utilisation". Ceci, sans que l’on sache si le B2i permettra véritablement de vérifier les acquis, comme s’il était évident que l’apprentissage était, de toute façon, assuré en amont par une pratique sociale généralisée...