Jeux du paratexte dans les albums de Claude Ponti
Age : école élémentaire, fin cycle 2 - cycle 3
Les albums de Claude Ponti peuvent être un magnifique prétexte pour appréhender le livre comme objet éditorial et aborder la question avec des enfants de la matérialité du livre "ce qui réside entre deux couvertures" à l’ère des écrans.
Une occasion de se "former l’œil" en prêtant attention aux moyens formels et matériels qu’emploie le livre pour donner sens au texte, à ces éléments discrets que sont, par exemple, format du livre, typographie, pages de garde et aussi codes-barres.
Ce code destiné à faciliter la gestion informatique des livres, composé de 13 chiffres représentés sous forme de séquence de barres noires et blanches caractérisées par une certaine largeur est devenu signifiant plastique pour Claude Ponti. Celui-ci s’est vengé de l’obligation de mettre des codes barres au plat verso de couverture de ses albums en les déformant, les découpant, les re-configurant.
De même, les gardes sont la plupart du temps considérées comme de simples ornements. Claude Ponti brise nos habitudes de lecture en créant une surprise là où on ne l’attendait décidément pas, dès l’ouverture du livre avec les gardes mais aussi quand le livre est refermé avec son code d’identification. Ces espaces, à priori non signifiants, deviennent des lieux de jeu avec le lecteur.
- Ouvrir le livre : découvrir le secret des pages de garde
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- Fermer le livre : variations sur les codes-barres
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