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Le jeu : rien de plus sérieux ! |
Si le jeu fait indéniablement fait partie de notre société, a-t-il pour autant sa place au sein de lieux dont la vocation première est de travailler ?
Pendant longtemps, l’image de l’enfant qui joue a pu symboliser l’idée du temps qui passe. Comme s’il fallait considérer qu’après l’âge des jeux, on devait tourner la page des temps de l’insouciance et de l’ignorance pour accéder à la conscience et à la responsabilité.
Mais cette idée selon laquelle il faut s’affranchir du jeu pour grandir s’accompagne d’un désir de le perpétuer sous toutes sortes de formes afin de lui confier la tâche de conjurer les angoisses propres à l’âge adulte…
Aussi, il existe vis-à-vis du jeu, dont les ressorts sont largement méconnus, un sentiment contradictoire de méfiance et de fascination. Cela se manifeste notamment, dans la société, par la reconnaissance des bienfaits du jeu éducatif. Et cela se traduit, à l’école, par un discours pédagogique qui condamne la confusion entre le travail et le jeu et confie le plus souvent à ce dernier le rôle subalterne de motiver ou de concéder une récompense après le "vrai" travail.
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