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Les solutions de l'Ecole nouvelle |
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Une pédagogie au service du libéralisme |
On s'aperçoit donc que l'acquisition de savoirs formels ne permet pas, en elle-même, d'accéder à l'autonomie ni à la complexité. C'est ce qu'ont compris quelques pédagogues du XIXe siècle qui, au temps de Jules Ferry, ont axé leur enseignement sur la créativité et la prise de responsabilité des élèves.
Dès 1899, Edmond Demolins ouvre, à Verneuil-sur-Avre (Eure), "l'Ecole des Roches" qui préfère choisir de former l'élite en sélectionnant les plus aptes à mettre en œuvre leurs capacités d'invention et les plus autonomes plutôt que ceux qui se sont le mieux pliés aux règles intangibles de la syntaxe et du calcul mental. Edmond Demolins s'inspire en cela de Cecil Ruddie qui, dix ans auparavant, a ouvert en Angleterre l'école d'Abbotsholme sur les mêmes principes.
Demolins a été tellement convaincu par cette expérience qu'il rédige, en rentrant en France A quoi tient la supériorité des Anglo-Saxons ? Cette orientation élitiste, acquise au libéralisme, est par la suite assumée par des pédagogues novateurs comme Adolphe Ferrière, en Suisse, ou comme John Dewey qui, aux Etats-Unis, souhaite pourtant que l'école contribue à l'avènement d'un libéralisme démocratique et "radical".
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