bandeau jeu du foulard
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 Edito                  Signes et conséquences            Prévenir et s'informer     

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Edito

Comme beaucoup de parents, vous vous inquiétez sans doute de certains jeux que vos enfants peuvent être amenés à pratiquer avec leurs camarades de classe. Et ce à juste titre. Car il en existe de très dangereux. Vous n’ignorez pas en effet que l’adolescence est une période difficile, avec des rites de « passage » qui ont, de tout temps, accompagné cette étape clef de la transition de l’enfance vers l’âge adulte.

Vous savez aussi que la fréquence et l’intensité des conduites à risque augmentent entre 10 et 16 voire 20 ans, pour diminuer par la suite. Les jeunes aiment tester leur courage à supporter le danger. Ces comportements parfois extrêmes sont inhérents à leur développement. Ce n’est pas pour autant que vous devez croire que tous les enfants sont suicidaires ! Au contraire, la majorité d’entre eux se porte bien. Alors pourquoi participent-ils à ces amusements jusqu’à mettre leur vie en péril ? Souvent, c’est par crainte de décevoir leurs «copains», d’être exclu du groupe ou plus simplement pour satisfaire leur propre besoin de curiosité.

Quels jeux ?

Deux types de divertissements animent actuellement les cours de récréation :
- les jeux d’agression : mort subite, jeu du taureau, jeu de Beyrouth, jeu de la pièce,
- les jeux de non-oxygénation : jeu de foulard – appelé aussi rêve bleu, coma indien, nuit merveilleuse, jeu du pendu, jeu de la tomate, jeu du sternum… En tout, 90 dénominations différentes sont connues.

Le plus médiatisé aujourd’hui est le jeu du foulard. Il se pratique aussi bien à la maison en solitaire (d’autant plus dangereux), qu’à l’école, en colonie de vacances ou sur les aires de jeux. Il fascine les jeunes qui, par le biais d’une pression exercée sur la carotide entraînant une diminution brutale d’oxygénation, éprouvent des sensations hallucinatoires. Ensuite, ils peuvent être secoués de spasmes et de convulsions. Les étrangleurs et les étranglés changent de camp à tour de rôle. Leur but est de « planer », de ressentir un vertige, d’avoir du plaisir tant physiquement que sexuellement. Très vite, ils deviennent dépendants. Cette dépendance se développe à un point tel que certains y jouent même plusieurs fois par jour.

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