L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous
avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre,
quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
Le lycée Galilée a ouvert ses portes en 2005, au cœur
de Gennevilliers, banlieue du nord-ouest de Paris. C’est un établissement
général et technologique et une fois n’est pas coutume
l’architecte a particulièrement travaillé les bâtiments
dédiés aux filières technologiques. Les salles de classes
générales sont classiques… Tandis que les ateliers se
nichent sous deux immenses voûtes immaculées de 1000m2 dotées
de façades entièrement vitrées. Les ateliers donnent
sur la cour de récréation : Jean-Pierre Lott, l’architecte
a voulu placer au centre du lycée la plasturgie, les machines d’usinages
et des élèves en bleu de travail. Avec un objectif : valoriser
des filières souvent reléguées au second plan.
Un bâtiment rempli de bonnes intentions, c’est bien. Mais ne faut-il pas penser plus « global » et accorder de l’attention à des éléments moins visibles, comme la taille des classes, les espaces réservés aux professeurs, l’acoustique des salles de cours, l’ergonomie du mobilier scolaire, les circulations... Autant de petits détails moins visibles à l’œil nu, mais qui peuvent contribuent à la qualité de l’enseignement et des échanges.
Par ailleurs, même si l’architecture peut porter un message
positif envers les étudiants des filières technologiques,
ce n’est pas forcément le cas du reste de la société.
Là encore, l’architecture n’apporte qu’un début
de réponse qui doit trouver écho dans l’évolution
du regard et des mentalités vis-à-vis de ces filières.