L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous
avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre,
quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
Le collège Emmanuel de Martonne, situé en Mayenne, fait figure
d’exception. Depuis 2000, il a été agrandi pour accueillir
des enfants fortement handicapés. L’extension qui abrite la
« section d’éducation motrice » (SEM) a été
financée par l’association des paralysés de France (APF).
Le bâtiment a donc été logiquement pensé, conçu
et construit selon les besoins spécifiques des enfants handicapés.
Absence de marches, qui sont de véritables obstacles lorsque l’on
est en fauteuil, des couloirs très larges pour évoluer en
toute liberté, et globalement, des espaces plus vastes qu’à
l’accoutumée pour faciliter les déplacements. Pour certains
handicapés qui rencontrent de grandes difficultés scolaires,
des salles de classe leur sont donc dédiées. Enfin, l’architecte
a aménagé des salles de soin, à l’abri des regards.
Aujourd’hui, le collège accueille une quinzaine d’élèves
handicapés. Ils apprennent, jouent, grandissent au côté
d’une centaine d’élèves valides. Ensemble, valides
et handicapés cassent les différences, les préjugés
et les peurs.
Fondamentalement, la France reconnaît à tous le droit à l’éducation.
La loi du 11 février 2005, applicable depuis janvier 2006 fait obligation d’assurer à l’élève, le plus souvent possible, une scolarisation en milieu ordinaire et de garantir la continuité d’un parcours scolaire, adapté aux compétences et aux besoins de l’élève.
La scolarisation est soit individualisée, un ou deux élèves handicapés sont intégrés dans une classe ordinaire, soit elle est réalisée au sein d’un dispositif collectif qui consiste à inclure dans un établissement scolaire ordinaire une classe accueillant un nombre donné d'élèves handicapés (en général 10 à 12). Dans les écoles élémentaires, ce sont les classes d'intégration scolaire. Dans le secondaire, lorsque les exigences d'une scolarisation individuelle sont trop grandes, les élèves présentant un handicap peuvent être scolarisés dans les unités pédagogiques d'intégration (U.P.I.)
En juin 2007, 111 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés dans le premier degré - dont 7 % dans l'enseignement privé - et 44 500 dans le second degré.
D’après certains syndicats, trente mille enfants ou adolescents ne seraient pas scolarisés ou seraient sans solution adaptée. Par ailleurs, les auxiliaires de vie scolaire, les AVS, qui doivent accompagner les handicapés à l’école seraient en nombre insuffisant. Un peu plus de 7000 AVS sont en activité. Le syndicat du 1er degré, le SNUIPP, réclame au minimum une augmentation de 50% des effectifs.
Par ailleurs, la majorité des bâtiments n’est pas adaptée,
du point de vue des structures et des aménagements, à l’accueil
des handicapés.