L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous
avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre,
quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
À Marmoutier, petit village alsacien, depuis 2006, une nouvelle école accueille quatre classes de maternelles. Dominique Coulon est l’architecte de ce cube en cuivre ! C’est un habitué des petites classes, il a plusieurs écoles à son actif. A chacune de ses réalisations cet architecte alsacien tente de placer l’enfant au cœur du bâtiment.
Pour l’école de Marmoutier, Dominique Coulon a fait le choix des grands espaces et des transparences. Le cocon devient un lieu de liberté. Des lignes de fuite ouvrent le regard vers l’extérieur, l’absence de limite pour l’œil élargit l’esprit d’enfants en pleine découverte du monde qui les entoure.
Pour les enseignants, la superficie de l’école implique certes de canaliser les énergies enfantines, mais, pour eux, point d’éveil sans espace. L’école de Marmoutier devient un partenaire pédagogique, sans doute au-delà de ce qu’avait imaginé l’architecte. L’extérieur et la cour se changent en salle de classe grandeur nature. La façade se métamorphose en tableau noir et, munis de leur crayon magique, les enfants dessinent triangles, rectangles et carrés imaginaires.
Dans l’espace d’une école maternelle, et peut-être
plus que pour les autres établissements scolaires, enseignants et
architectes collaborent à l’éveil des enfants.
L’accueil des très jeunes enfants
L’école maternelle accueille les enfants dès trois ans. A cet âge, les petits ont des modes de vie particuliers, des rythmes lents, des besoins précis que l’école doit prendre en charge et que les enseignants doivent intégrer.
La sécurité des tout-petits
Pour les écoles maternelles qui accueillent un public fragile, la question de la sécurité est cruciale. Les parents qui confient leurs enfants attendent du bâtiment qu’il soit sans aucun danger. Pour les architectes, il faut penser à tout. A Marmoutier, le cuivre qui recouvre la façade et le toit a été départi de la moindre aspérité, du moindre élément coupant. Pour les enseignants, pas de coupure, mais la peur d’une brûlure… En été, le cuivre est surchauffé. Autre détail… les petits galets qui recouvrent une partie de la cour. Ils sont destinés à amortir la chute des enfants, mais les enseignantes craignent toujours qu’un caillou se retrouve dans les yeux, le nez ou la bouche...
Entre sécurité maximale et apprentissage de la vie, architectes,
enseignants et parents doivent trouver un compromis.