L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous
avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre,
quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
Guillaume Tirel, plus connu sous le nom de Taillevent, vécut au XIVe siècle. Il était le premier écuyer de cuisine du roi Charles VI. Taillevent a écrit Le Viandier, le premier véritable livre de cuisine en langue française.
C’est sous ce prestigieux patronnage qu’étudient les 400 élèves du lycée hôtelier Guillaume Tirel, inauguré en 2006 dans le 14e arrondissement de Paris. Ce lycée technologique forme aux différents métiers de l’hôtellerie et de la restauration, du BEP au BTS. Sur 15000m2 de surface, les architectes, Gonzales et Brenac ont conçu un établissement entièrement dédié à l’après-lycée : tout a été pensé pour former des professionnels dans des conditions quasiment réelles.
Côté hôtellerie, quatre chambres d’application
permettent aux élèves d’apprendre les différents
métiers que l’on retrouve dans un hôtel. Côté
restauration, quatre cuisines, deux pâtisseries, une salle d’analyse
sensorielle et deux restaurants d’application sont ouverts au public.
Les lycéens étudient la chaîne de bout en bout, de la
recette à l’assiette. Et la présence d’un public
les oblige à la rigueur, à l’exigence, le respect des
délais, leur font découvrir la pression, la responsabilité
du monde professionnel.
L’école est-elle un moyen de s’ouvrir sur le monde, d’acquérir des connaissances ou un outil indispensable pour trouver un métier plus tard ? Ecole utile ou enrichissante ? L’école française est-elle assez ouverte sur le monde professionnel ? L’école aide-t-elle suffisamment les élèves à s’orienter et trouver leur vocation professionnelle ?
Le lycée Guillaume Tirel a un objectif : que ses élèves
soient opérationnels à la sortie du bac pour trouver un métier
dans l’hôtellerie ou la restauration. Les lycées professionnels
proposent systématiquement des stages en entreprises et forment précisément
à un métier, en revanche la voie générale reste
très loin du monde de l’entreprise. Reculer le temps du choix
repousse le problème de l’orientation sur l’université,
qui, en conséquence, accueille des étudiants sans perspective
sur leur avenir professionnel.