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École et handicap

École et handicap

Fiche d'accompagnement de la vidéo

L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre, quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !


En 2007, 110 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés dans le premier degré et 44 500 dans le second degré. Ces chiffres sont en forte progression, de plus de 16 % en trois ans. En effet, les pouvoirs publics poursuivent l’objectif d’intégrer au maximum les enfants handicapés dans le système scolaire général.
Aux termes de la loi « Handicap » de 2005, « constitue un handicap, au sens de la présente loi, tout limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »

1. L’évolution de la place de l’enfant handicapé à l’école

La loi du 15 avril 1909 met en place un dispositif d’éducation spécialisée, avec des classes et des écoles spécialisées, dites de perfectionnement.

Progressivement, le traitement séparé des handicapés est contesté, car il renforce l’exclusion de ces personnes. Avec la loi du 30 juin 1975, le principe d’intégration des enfants handicapés dans les classes ordinaires est posé dans son article 4 : « Les enfants et adolescents handicapés sont soumis à l’obligation éducative. Ils satisfont à cette obligation en recevant, soit une éducation ordinaire, soit à défaut, une éducation spéciale. » Il y a pour la première fois une obligation de scolarisation des enfants handicapés, de préférence dans le système éducatif général.

L’Éducation nationale met en place des dispositifs spécialisés permettant l’intégration scolaire des handicapés : les RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), les CLIS (classes d’intégration scolaire à l’école élémentaire), les UPI (unités pédagogiques d’intégration au collège et au lycée).

2. Intégrer tout enfant handicapé

La loi du 11 février 2005 réaffirme le droit des élèves handicapés à l'éducation ainsi que la responsabilité du système éducatif comme garant de la continuité du parcours de formation de chacun. Les enfants handicapés ont le droit d’être inscrits et si possible scolarisés dans l'école ou dans l’établissement scolaire « le plus proche de leur domicile ». Ce qui ne signifie pas qu'ils doivent y être accueillis : la mise en place du « projet personnalisé de scolarisation » permet de définir les modalités de scolarité répondant aux besoins de l’élève. L’intégration scolaire, à l'école ordinaire, doit être désormais le premier mode et le mode normal de scolarisation des enfants handicapés.

Pour autant, les dispositifs spécialisés ne sont pas supprimés, mais intégrés en complémentarité du système éducatif général, afin de proposer aux handicapés ne pouvant y accéder un parcours de formation adapté.

La loi a créé des auxiliaires de vie scolaire (AVS), personnel d’encadrement permettant à l’élève scolarisé de bénéficier d’un soutien individualisé dans le cadre de l’établissement scolaire ; ce soutien va de l’accompagnement à l’école à l’aide en classe (prise de notes, déplacements…). L’AVS est affecté à une établissement scolaire prévoyant l’accueil régulier d’élèves handicapés, soit sous la forme collective d’une classe d’intégration scolaire (CLIS), ou d’une unité pédagogique d’intégration (UPI), soit pour accueillir un ou plusieurs élèves handicapés dans des classes générales.

3. Des limites à l’intégration ?

Malgré les efforts des pouvoirs publics,trop d’enfants restent encore exclus du système scolaire, faute de moyens budgétaires et humains.

D’un point de vue administratif, les enfants handicapés sont désormais inscrits à une école de référence, mais ils ne peuvent pas toujours être scolarisés à l’école la plus proche si celle-ci n’a pas les équipements et le personnel adéquat, même si la nouvelle loi a créé certaines obligations à la charge des établissements .

Les nombreuses formes de handicap sont aussi un obstacle à l’accueil des enfants dans un milieu scolaire ordinaire (matériel adapté, contenu des enseignements…). L’école ne peut pas prendre en charge l’ensemble des problèmes que pose la scolarisation des enfants handicapés, c’est pourquoi il paraît important de renforcer concrètement le système de réseau pluridisciplinaire mis en place par la loi de 2005 (« le projet personnalisé de scolarisation »).

De ce fait, aujourd’hui, les priorités sont orientées vers :

  • une augmentation du nombre de places dans les classes d’intégration scolaire (à l’école) ou les unités pédagogiques d’intégration (les UPI au collège et au lycée) ;
  • une amélioration des services d’accompagnement (auxiliaires d’intégration, référents, psychologues, etc.) ;
  • une formation des enseignants plus complète. (pédagogie, regard sur l’enfant…). Aaujourd’hui, tous les élèves d’IUFM, qui se destinent à l’enseignement, suivent obligatoirement un module d’une dizaine d’heures de sensibilisation à l’accueil des enfants handicapés ;
  • une diffusion plus large de l’information pour les parents, souvent plus rassurés par l’aspect protecteur de l’enseignement spécialisé que par la confrontation de leur enfant handicapé avec les autres enfants.


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