L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre, quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
Le cursus scolaire, selon le texte de référence paru en 2006, le socle commun de connaissances et de compétences, est de donner à tous les élèves un « bagage » leur permettant, y compris au travail, d’être « capable de s’adapter à des contextes différents, capable de bâtir des projets, capable de bâtir ».
Traditionnellement, l’école doit donner une formation générale ; c’est la formation professionnelle et l’enseignement supérieur qui doivent transmettre les savoirs professionnels (connaissances liées à un poste de travail) et l’inculcation de savoir-être (attitudes exigées dans le cadre d’un travail).
Pour autant, l’école joue un rôle double dans la professionnalisation : d’une part, donner aux élèves ; d’autre part, de transmettre, dans sa branche professionnelle, les outils permettant aux élèves d’intégrer le monde du travail à la sortie du système scolaire.
Le CIO (Centre d'information et d'orientation) est un service public de l’Éducation nationale présent dans les collèges et dans les lycées. Il est ouvert à tous à tous les élèves. Ses missions sont de contribuer à la prévention de l'échec scolaire, à l'insertion professionnelle et à l'amélioration des niveaux de qualification.
C’est là que les élèves peuvent recuillir des informations sur les études, les formations professionnelles, les qualifications et les professions. Les 600 CIO analysent les évolutions du marché du travail et proposent des entretiens et de la documentation afin que les élèves puissent se renseigner sur les orientations professionnelles.
Parallèlement aux CIO, l’Éducation nationale a mis en place depuis 2005 un nouvel enseignement ; la découverte professionnelle. Enseigné en collège, il a deux objectifs :
Cette option a pour but de faire connaître aux élèves les métiers à travers leur organisation, leur histoire, leur évolution ainsi que les voies de formation y amenant. Il ne s'agit pas d'une nouvelle discipline, mais d'un nouvel enseignement qui développe des connaissances, des compétences et des savoirs relatifs au monde professionnel, mais aussi des compétences et connaissances générales et transversales liées aux disciplines enseignées au collège. Des stages courts en entreprise peuvent être organisés dans ce cadre.
Du fait de graves difficultés scolaires, certains élèves peuvent bénéficier, au sein de l’école, de parcours de professionalisation.Tout en restant dans le cadre de l’Éducation nationale, les élèves reçoivent une véritable formation professionnelle.
Les SEGPA (sections d’enseignements généraux et professionnels adaptés) accueillent au collège des élèves en difficulté scolaire grave : ils ne maîtrisent pas toutes les connaissances et compétences attendues à la fin de l'école primaire. Au sein des collèges, ces sections conjuguent des enseignements généraux et professionnels. À partir de la 4 e, la formation évolue vers la professionnalisation à partir de projets techniques sur des supports empruntés aux différents champs professionnels. En fin de 3 e, les élèves doivent avoir acquis dans les domaines généraux et professionnels des compétences leur permettant d'accéder à une formation diplômante ou à l’accès en centre d’apprentissage ou en lycée professionnel.
Les EREA (établissements régionaux d'enseignement adapté) prennent en charge des adolescents en grande difficulté scolaire et sociale, ou présentant un handicap moteur ou sensoriel. Ils offrent une formation professionnelle qualifiante.
Les PVP . Certains lycées professionnels proposent un enseignement en 3e, préparatoire à la voie professionnelle. Ces classes accueillent des élèves de collège manifestant un intérêt particulier pour la voie professionnelle et souhaitant préparer un CAP ou un BEP.
Les CLIPA et CPA . Si l’apprentissage ne fait pas partie du système scolaire, l’Éducation nationale propose aux élèves s’y destinant de suivre un enseignement en CLIPA (classe d'initiation préprofessionnelle à l'apprentissage) à partir de 14 ans, et en CPA (classe préparatoire à l’apprentissage) à partir de 15 ans. Tout en gardant leur statut scolaire, les élèves peuvent découvrir des métiers par des stages en entreprise et suivent des cours au centre de formation d’apprentis. À l’issue de l’année en CLIPA, les élèves peuvent soit réintégrer le collège, soit entrer en CPA.
Alors que l’enseignement général et l’enseignement technologique préparent à entrer dans l’enseignement supérieur, le lycée professionnel permet d’acquérir une première qualification professionnelle. À partir de cette première professionnalisation, les bacheliers professionnels peuvent soit poursuivre des études, soit s’insérer directement dans la vie active.
Au cours de leur cursus en lycée professionnel, les élèves peuvent se préparer à 215 spécialités de CAP (certificat d’aptitude professionnelle, premier diplôme professionnel), à 50 spécialités de BEP (brevet d’études professionnelles, qui permet une formation plus large) et à 63 spécialités de baccalauréat professionnel.
Alors que le cursus du bac professionnel dure actuellement quatre ans : deux ans de BEP, puis deux ans de bac professionnel, le ministère de l’Éducation nationale entend rénover la filière professionnelle pour la faire passer à trois ans (seconde, première et terminale professionnelle) avec la garantie d'un diplôme de même valeur. Cette réforme entrera en vigueur à la rentrée 2009.
Certains lycées professionnels bénéficient du label « lycée des métiers ». Ils proposent des formations autour d'un ensemble cohérent de métiers, et réunissent plusieurs types de formations : formation scolaire initiale, formation en apprentissage, formation continue et validation des acquis de l'expérience.