
L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre, quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
Depuis l'enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins. A tel point qu'il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leur mystère et déconstruire le mythe du requin mangeur d'hommes. Du Costa-Rica aux îles Galapagos en passant par le Guatemala, Les Seigneurs de la mer tente de dénoncer les braconniers et de nous sensibiliser au sort des requins, garants de l’équilibre des écosystèmes marins.
Les requins constituent un élément important des écosystèmes marins, car ils sont au sommet de la chaîne alimentaire. La disparition de ces grands prédateurs provoque des conséquences en cascade (prolifération des espèces-proies, modification des rapports de dominance entre les espèces…) dont on a du mal à mesurer la gravité.
La sur-exploitation des requins est particulièrement dramatique du fait de leurs caractéristiques biologiques : croissance lente, faible fécondité, périodes de gestation longues.
Rob Stewart et les associations de défense des requins se battent contre la pratique particulièrement cruelle du « sharkfinning » (de fin, aileron en anglais). Celle-ci consiste à ne prélever que l’aileron du requin qui vient d’être pêché et à rejeter le reste du corps, encore vivant, à la mer. Le requin, qui ne peut plus nager, s’échoue sur le fond et meurt par asphyxie.
La surpêche du requin et le sharkfinning sont des effets induits par la mondialisation de l’économie : le potage aux ailerons de requin est un plat traditionnel de la cuisine chinoise, prisé dans les grandes occasions (mariages, repas d’affaires…). La croissance de l’économie chinoise a fait exploser la demande. De nombreux pêcheurs de par le monde abandonnent ainsi leur activité traditionnelle pour se tourner vers cette spécialité lucrative, alimentant des filières parallèles tenues par des mafias.
Depuis Les Dents de la mer de Steven Spielberg (1975), les requins ont pour le grand public l’image de monstres assoiffés de sang humain, ce qui ne rend pas le combat pour leur préservation très populaire.
Pourtant seules cinq espèces de requin sont potentiellement dangereuses pour les humains, et on estime à cinq personnes par an les morts dûs aux requins. Pour comparaison, les crocodiles tuent, chaque année, autant de gens que les requins lors des cent dernières années.
Le site pédagogique de Zérodeconduite.net.