L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous
avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre,
quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
Le simple mouvement de l’avion dans l’atmosphère engendre
des phénomènes qui, en l’absence de réaction
du pilote, peuvent s’avérer gênants, voire dangereux.
Les deux principaux sont les risques de condensation, dus à la présence
dans l’atmosphère de vapeur d’eau et d’interférences
radio dus à l’électricité statique portée
par les microparticules présentes dans l’air.
La condensation ? Qu’est-ce donc ?
L’atmosphère contient de la vapeur d’eau, entre 1 et 4
% selon les régions. Cette quantité de vapeur d’eau
est mesurée par le taux d’hygrométrie.
Cette vapeur d’eau est soumise aux variations de température
de l’atmosphère. Les refroidissements amènent la vapeur
d’eau à se condenser pour donner de l’eau liquide ou
de la glace.
L’avion est vulnérable aux phénomènes de condensation et le pilote doit les éviter. Au sol, à l’arrêt, il peut y avoir formation de gouttes d’eau dans le moteur ou dans le circuit de carburant. Mais c’est surtout en vol qu’il faudra être vigilant, avec la formation de givre sur les parties de l’avion les plus exposées au vent relatif. L’avion est souvent équipé de dispositifs permettant de les éliminer.
Et l’électricité statique ?
En plus de gaz, l’atmosphère contient des milliards de microparticules
que les mouvements de l’atmosphère amènent à
se cogner et se frotter. Ces chocs produisent de l’électricité
statique. Cette électricité statique peut se décharger
brusquement vers la terre, par exemple lors des orages.
L’avion, en circulant dans l’air, se frotte lui aussi à
ces microparticules. Pour peu qu’il ait des propriétés
conductrices (par exemple, lorsqu’il est en métal) il se charge
lui aussi d’électricité statique. Ce n’est pas
dangereux en soi car le potentiel électrique (la quantité
d’électricité) est faible. Mais cela peut suffire à
perturber les liaisons radio. Là encore des dispositifs sont mis
en place sur les avions pour éliminer l’électricité
statique.
Taux d’hygrométrie :
La définition du taux d’hygrométrie est assez complexe. Pour simplifier, on peut considérer que ce taux varie de 0% (atmosphère sèche) à 100% (atmosphère saturée en vapeur d’eau). Le taux d’hygrométrie ne prend en compte que l’eau sous forme de vapeur.
Etats de la matière et condensation :
Les changements d’état de la matière sont dus aux variations de pression et de température. Dans les conditions usuelles de l’atmosphère, les états principaux sont l’état solide (la glace), l’état liquide et l’état gazeux (la vapeur d’eau). La condensation désigne le passage de l’état gazeux vers un état liquide ou solide. Elle peut se produire lors de changements brusques de température, par exemple lorsque l’avion froid heurte les molécules de vapeur d’eau.
Vent relatif :
le vent relatif désigne le mouvement de l’air le long des
surfaces de l’avion. Ce mouvement provient du déplacement de
l’avion dans l’air et des mouvements de l’air dans l’atmosphère.
Voir le site sur la
mécanique du vol.
Après cette vidéo, nous avons une première connaissance
de l’atmosphère.
Nous sommes maintenant prêts à nous intéresser à
la formation
des vents.