L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous
avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre,
quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
La montagne est un milieu délicat quand il s’agit de vol ; les pionniers de l’aviation l’ont souvent appris à leurs dépens.
Des mouvements d’air capricieux
Le heurt du vent sur le relief montagneux crée des courants ascendants et descendants dont l’intensité peut être très forte. Du fait des nombreuses perturbations dues aux variations brutales du relief, il se crée des tourbillons, en particulier sur les flancs de la montagne sous le vent, où le vent est « descendant ». Et même ensuite, lorsque le relief s’aplanit, les mouvements erratiques de l’air peuvent se traduire par des vents contraires près du sol. Atterrir en montagne n’est jamais une mince affaire.
Des vents périodiques dans les vallées
Le matin, le soleil éclaire les flancs de la vallée avant d’atteindre le fond. L’air se réchauffe plus vite sur ces versants. Il a tendance à s’élever ce qui forme un appel d’air et donne naissance à un vent venant de la vallée que l’on appelle la « brise de vallée montante ». Le soir, le phénomène inverse se produit : le vent se reforme, mais venant des hauteurs : c’est la « brise de vallée descendante ».
Les nuages, un réel danger
Des formations de nuages sont typiques des paysages de montagne. Les nuages
dits « de chapeau » résultent du refroidissement de l’air
pris dans les courants ascendants et s’installent sur les plus hautes
cimes pour n’en plus bouger. Les écoulements tourbillonnaires
favorisent aussi la formation de nuages en forme de rouleau (au sein du
tourbillon) que l’on appelle « nuages de rotor ».
Enfin, les flancs de la montage peuvent accrocher des nuages dont la densité
ira en croissant avec l’altitude. Ces nuages-ci sont particulièrement
dangereux pour le pilote qui, s’il est pris en leur sein, risque fort
de heurter la montagne !
Pour éviter les accidents, le pilote est tenté de s’élever
le plus possible. Il est alors confronté aux spécificités
du vol
à haute altitude.