Un pilote d’avion doit connaître le milieu dans lequel il évolue : l’atmosphère. C’est une couche de gaz, divisée en 5 parties, qui entoure la terre et est composée de nombreux gaz (O3, CO2, Ar…) et de particules solides. L’atmosphère joue un rôle de bouclier, de filtre, de chauffage, etc. Elle est caractérisée par de nombreux paramètres dont la variation a une influence sur le vol de l’avion.
Le simple mouvement d'un avion dans l’atmosphère engendre des phénomènes qui, en l’absence de réaction du pilote, peuvent s’avérer gênants, voire dangereux. Les deux principaux risques sont la condensation -due à la présence de vapeur d’eau dans l’atmosphère- et les interférences radio -dues à l’électricité statique créée grâce aux frottements des microparticules solides présentes dans l’air.
Les aéroports sont équipés de dispositifs qui permettent d’évaluer les vents. Un pilote doit apprendre les facteurs qui mènent à la formation de ceux-ci. Rappels théoriques et réponses aux questions suivantes aident à comprendre : qu’est-ce qu’une pression (P=F/S) ? Comment calcule-t-on la pression atmosphérique et avec quelle mesure l’exprime-t-on ? Etc.
Les variations de la pression atmosphérique provoquent la formation des vents. Mais ce ne sont pas les seuls mouvements de l'air : l'atmosphère est également soumise à des mouvements verticaux qui sont dus, pour leur part, aux variations de température qui, elles-mêmes, dépendent de nombreux facteurs. Ceux-ci sont présentés ici, ainsi que leur incidence sur le vol des avions.
Les pilotes sont soumis aux divers mouvements de l’atmosphère : vents et courants verticaux d’autant plus dangereux lorsqu’ils sont près du sol. Le vent se heurtant au relief, les rebonds de l’air sur les surfaces perturbent l’écoulement de l’air et provoquent des tourbillons ou des mouvements imprévisibles.
Voler dans un nuage sans avoir reçu de formation appropriée est dangereux. Il est alors facile de perdre sa route ou même de basculer. Les nuages sont parfois annonciateurs de phénomènes dangereux. Le pilote doit reconnaître les nuages, savoir comment ils se forment puis se transforment en glace ou en pluie. Et connaître les phénomènes qui peuvent entraîner une condensation est primordial.
Les nuages rendent l’entrainement au pilotage sans visibilité obligatoire. Côtoyer les nuages rend plus curieux à leur égard : qu’est-ce qui détermine leur couleur, qui va du blanc au noir ? Pourquoi flottent-ils dans l’air alors qu’ils sont composés de liquides et de solides ? Pourquoi se transforment-ils en pluie ? Qu’est-ce qu’une nappe de brouillard ? Réponses en images dans la vidéo.
La mer a une influence sur le climat qui se traduit par des conditions
particulières pour le pilote. L’eau a une inertie thermique plus importante que l’air : elle se refroidit ou se réchauffe moins vite. Une grande étendue d’eau, comme un océan, joue un rôle de régulateur : elle limite le refroidissement de l’air en hiver et son réchauffement en été.
Les pionniers de l’aviation l’ont souvent appris à leurs dépens : la montagne est un milieu délicat. De nombreux mouvements d’air se heurtent aux différents reliefs et créent ainsi des courants d’air ascendants ou descendants qui n’ont plus d’écoulement fluide et régulier. Des tourbillons violents penvent alors survenir et des vents contraires surgir en surface allant jusqu’à empêcher l’atterrisage.
Pour échapper aux turbulences des surfaces et profiter d’une moindre résistance de l’air, les avions de ligne volent aux alentours de 10 000 mètres. A cette altitude, ils sont soumis à un autre phénomène météorologique : les vents à grande vitesse. Le commandant de bord doit tenir compte de ces courants rapides. S’ils sont avec lui, il peut gagner du temps et du carburant.
Chevronné ou amateur, chaque pilote doit préparer un dossier moins d’une heure avant son départ. Pour cela, il a à sa disposition, des cartes météo, un répondeur météo, une station radio et aussi des informations régulières édités par Météo France pour les pilotes. La météo évolue parfois en cours de vol. Il peut alors consulter en vol tours de contrôle ou répondeurs locaux.