Convention Internationale des Droits de l'enfant - Article 31 :
« 1. Les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique.
2. Les États parties respectent et favorisent le droit de l'enfant de participer pleinement à la vie culturelle et artistique, et encouragent l'organisation à son intention de moyens appropriés de loisirs et d'activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d'égalité. »
La lecture de cet article résonne étrangement dans le silence qui pèse actuellement sur la question des rythmes de l'enfant. La suppression du samedi matin a en effet deux conséquences sur la vie des enfants : moins de temps de repos, souvent le soir, pour ceux qui restent après leur camarade pour un temps de soutien, et moins de temps en classe pour une ouverture culturelle et artistique, ce qui pénalise ceux dont les familles ne leur offrent pas cette ouverture spontanément.
Une journée d'école plus courte serait plus efficace, les chercheurs l'ont démontré. Et la question du nombre de semaines d'école dans l'année mériterait elle aussi d'être posée. Ce n'est que dans ce débat, actuellement escamoté, que le droit au repos et au loisir des enfants pourrait être développé.