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Pour une politique globale de l'adolescence (suite)
Les 25 recommandations du rapport Versini en détail :
- Mettre en place un Plan national pour régler la crise des Centres médicaux-psychologiques, débordés.
- Créer des lits d'hospitalisation à temps complet dans les départements qui en sont dépourvus et réserver partout des lits de pédopsychiatrie "spécifiques adolescents".
- Développer, dans chaque département, des relais diversifiés de post-hospitalisation (unités de soins études, internats scolaires, places pour ados en hôpitaux de jour).
- Admettre les adolescents en pédopsychiatrie jusqu'à 18 ans.
- Organiser un accueil spécifiques pour les ados dans les urgences hospitalières.
- Se donner l'objectif d'une infirmière à plein temps par établissement d'enseignement et augmenter le nombre de médecins scolaires.
- Etendre les plages de disponibilité du numéro national Fil Santé Jeunes et assurer la gratuité des appels à partir des téléphones portables. Faire connaître ce numéro.
- Conforter le financement des Points Accueil Ecoute Jeunes et favoriser leur implantation en zone rurale.
- Créer un portail grand public rassemblant toutes les informations utiles pour les jeunes et leurs parents.
- Concrétiser, dans les trois ans, l'objectif d'un Maison des adolescents par département.
- Créer des équipes mobiles pour aller vers les jeunes.
- Soutenir la constitution de groupes interdisciplinaires de travail en professionnels au contact des ados.
- Renforcer les actions menées en partenariat entre les ministères de la Santé et de l'Education nationale.
- Former les personnels de l'Education nationale à la psychologie des adolescents et au repérage des signes d'alerte.
- Rendre obligatoire la formation des médecins généralistes et scolaires, des pédiatres et des urgentistes au "Référentiel d'observation pour un repérage précoce des souffrances psychiques", élaboré en 2006 par la Fédération française de psychiatrie.
- Rétablir les stages des auditeurs de justice dans les milieux non judiciaires comme l'Aide sociale à l'enfance ou la pédopsychiatrie et former les magistrats à la psychologie des jeunes.
- Mettre en place une ligne nationale d'écoute réservée aux parents confrontés à la souffrance psychique de leur enfant.
- Mieux intégrer les parents dans les différents dispositifs de repérage de prise en charge et de suivi.
- Diminuer l'accessibilité des mineurs aux boissons alcooliques.
- Veiller à une bonne application des textes surtaxant les boisson ciblées jeunes (prémix, alcopops).
- Renforcer l'éducation à la prévention.
- Organiser un dépistage précoce de l'alcoolisation et de la consommation de cannabis lors de toute consultation médicale.
- Financer des recherches-actions-formations associant chercheurs et acteurs de terrain pour mieux cerner les problématiques.
- Harmoniser la collecte des données épidémiologiques concernant la santé mentale des ados.
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