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Interview : Xavier Pommereau (fin)
Médecin psychiatre et directeur du Pôle aquitain de l'adolescent au centre Abadie, au CHU de Bordeaux.

On meurt donc davantage quand on est un garçon...

Oui, parce qu'on fait des "conneries" violentes. Que ce soit par suicide ou par accident de la circulation, le rapport est identique : dans les morts sur les deux roues, on trouve également trois garçons pour une fille. Les garçons prennent plus de risques et les filles, elles, sont plus nombreuses à faire des fugues, des tentatives de suicide, des troubles alimentaires, etc.

Les filles lancent plus de signaux d'alarme ?

Elles ne sont pas moins décidées que les garçons ; simplement, leurs représentations ne sont pas les mêmes. Ce n'est pas une histoire de motivation. SI je dis à une femme que quand on se tire une balle dans la tête, on met plein de cervelle sur les murs, cela va la dégoûter... Si je le dis à un garçon, il va trouver que c'est pas mal d'exploser à la face du monde le fait qu'on est malheureux. C'est plus au niveau des représentations de la violence que cela se joue. Pour le reste, non, les filles ne sont pas moins décidées.

Publication : novembre 2008

Contact :
Centre Jean Abadie
89 rue des sablières
33000 BORDEAUX
Tél. : 05 56 79 56 79


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