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Le Plan "Santé des jeunes"
Présenté en février 2008, le Plan "Santé des jeunes" a pour ambition de mieux protéger la santé des 16-25 ans. Il met ainsi l’accent sur la lutte contre les pratiques addictives, avec "notamment la mise en cohérence de la législation actuelle sur la vente de boissons alcoolisées aux mineurs, en lien avec la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie".
Par ailleurs, afin de promouvoir des habitudes nutritionnelles plus équilibrées, le Plan a pour ambition de favoriser "un environnement propice, notamment en matière de publicité, de bonnes pratiques autour des caisses des grandes surfaces, de restauration scolaire, de charte de qualité, en concertation avec les professionnels du secteur et les associations". Cet environnement sera suivi grâce à la création d’un observatoire de la qualité alimentaire. Dans le domaine de la lutte contre l’anorexie, il prévoit le renforcement de la protection des mannequins en particulier mineurs par la médecine du travail et l’inspection du travail, ainsi qu’une interdiction de l’apologie de l’extrême maigreur et de l’anorexie dans les médias.
Pour protéger les jeunes les plus vulnérables, le Plan prévoit la mise en place d’un programme expérimental de prévention santé en milieu scolaire et universitaire, tenant compte des inégalités territoriales en matière de santé.
Autre mesures prévues : la promotion du dispositif du numéro vert "fil santé jeunes" (0 800 235 236) avec la simplification à 4 chiffres (3224) et l’expérimentation de la gratuité à partir de téléphones portables ; le repérage et la prévention de la crise suicidaire, plus particulièrement chez les jeunes homosexuels, notamment avec une campagne dès fin 2008 menée sous l’égide du cinéaste André Téchiné ; une campagne "contraception 2008-2009" qui réponde aux besoins des jeunes non scolarisés dans les quartiers populaires ; le développement des Maisons des adolescents dans tous les départements d’ici 2010, en priorité dans les quartiers populaires, et le déploiement d’équipes mobiles pluridisciplinaires à partir de ces Maisons, allant au devant des jeunes.
D’autres mesures ont pour but de développer la place des activités physiques et sportives dans la vie courante des jeunes : augmentation du nombre d’heures d’activités sportives à l’école, développement du sport à l’université...
Pour finir, à compter du 1er janvier 2009, le Plan "Santé des jeunes" prévoit pour tous les jeunes de 16 à 25 ans la possibilité d’une consultation annuelle gratuite chez le médecin généraliste de leur choix, même sans accord parental pour les mineurs. Ils recevront en même temps que leur première carte Vitale à 16 ans un "passeport pour la santé", leur rappelant leurs droits et indiquant les structures de soins les plus proches de chez eux.
Autres engagements publics
Le Plan "Santé des jeunes" succède à d'autres engagements publics destinés à améliorer la prise en charge de la santé mentale des jeunes. C'est le cas de la loi de santé publique du 9 août 2004, qui met en avant le principe de "protection de la jeunesse" et créé une Conférence régionale de santé publique chargée d'élaborer un Plan régional de santé publique (PRSP). C'est également le cas du Plan "Psychiatrie et santé mentale 2005-2008", qui relance et élargit des programmes, notamment régionaux, déjà mis en oeuvre pour tous les publics. Ce Plan inclut des efforts particuliers à destination des jeunes (guide pour la promotion
de la santé mentale, recommandations de bonnes pratiques, référentiels de formation et évaluation de pratiques professionnelles) et insiste sur le développement des Maisons des adolescents. Il prévoit également de créer des lits d'hospitalisation à temps
complet en pédopsychiatrie en priorité dans les départements qui en sont dépourvus, afin de pallier le sous-équipement de la psychiatrie infanto-juvénile.
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