retour à la vidéo
En partenariat avec

zerodeconduite.net

Et puis les touristes

Musée haut, musée bas de Jean-Michel Ribes

Fiche d'accompagnement de la vidéo

L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre, quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !

1. De quoi s’agit-il ?

Un conservateur terrorisé par les plantes vertes, une mère plastifiée pour être exposée, un ballet de Saintes Vierges, des gardiens épuisés par Rodin, un ministre perdu dans une exposition de sexes, une voiture disparue au parking Rembrandt, des provinciaux amoureux des Impressionnistes... Jean-Michel Ribes adapte au cinéma Musée haut, musée bas, sa pièce à succès créée au Théâtre du Rond-Point.

2. Quelques repères utiles…

Le musée de Jean-Michel Ribes est un musée imaginaire, un musée total qui mêle les Impressionnistes et la statuaire grecque, qui va de Kandinsky à Leonard de Vinci (ou l’inverse), des mammouths à Gilbert et George (parodiés ici sous les traits de « Sulki et Sulku ») : c’est tout à la fois le Louvre, le Centre Pompidou et le musée des Arts Premiers. A la manière d’un cadavre exquis, le film utilise d’ailleurs des décors très divers (Grand Palais, Cité de la Musique…) afin qu’aucun ne soit vraiment identifiable...

Satire souvent mordante des milieux culturels, de l’artiste au ministre, le film propose un deuxième niveau de lecture : de manière ironique et pince sans rire, il revisite à la fois l’histoire de l’art et les grandes théories esthétiques...

3. Débat

L’art est-il supérieur à la nature ? Grâce au personnage de Mosk (Michel Blanc), le phobique directeur du musée, le film renverse la thématique classique de l’imitation : pour lui ce n’est pas l’art qui imite le réel, c’est le réel qui copie platement l’art...

Il suffirait de plaquer un discours esthétique sur un geste (ainsi de l’artiste qui assassine sa mère) ou sur un objet (comme Marcel Duchamp avec sa Fontaine) pour les transformer en œuvre d’art : Musée haut musée bas brocarde l’impasse dans laquelle s’engage l’art contemporain quand il abandonne toute idée d’une universalité des jugements de goût.

Le film de Jean-Michel Ribes souligne également la marchandisation de l’art devenu un objet de consommation comme un autre, comme le prophétisait la philosophe Hannah Arendt dans La Crise de la culture : dans ce musée l’art non seulement s’achète (en set de tables, en tasses à café) mais il se mange, puisque la cafétéria propose des gâteaux Mondrian ou Picasso...

4. À explorer pour aller plus loin…



retour à la vidéo

Salon du timbre


curiosphere.tv est un site du groupe francetelevisions

Les sites du groupe France Télévisions :