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Abécédaire de La Neuville
Le projet pédagogique de la Neuville s’appuie sur certains principes fondamentaux que Fabienne d’Ortoli et Michel Amram définissaient ainsi dans la revue VEI Enjeux de septembre 2000. « Le postulat est : chercher dans quel domaine un enfant est le plus « doué », lui permettre de le développer à satiété et constater alors qu’il progresse partout. »
Toute l’organisation et la vie quotidienne de la Neuville sont donc basées sur le pragmatisme et l’expérimentation. Et chaque moment, chaque pratique participent à l’élaboration et à la vie du projet.
Carnet de râlage
En cas « d’incident », chaque enfant est invité à noter les faits dans un « carnet de râlage ».
Premier effet : calmer celui qui est mécontent, relativiser ce qui vient d’arriver. Mais aussi : permettre à chacun de réfléchir en attendant la réunion.
Ces incidents sont traités en groupe lors de la réunion du vendredi (voir « Réunion »). Selon Fabienne d’Ortoli et Michel Amram : « je râle », c’est se plaindre, s’opposer au groupe pour affirmer : j’existe. Et j’existe comme les autres s’il le faut. « Je râle », c’est l’apprentissage de la vie en société. Je vais au carnet. J’écris. Et j’attends. J’ai confiance dans le fait que ce qui est à dire sera dit à la réunion vendredi. »
Ceintures [en savoir plus en vidéo]
Il s’agit d’un système inspiré des ceintures de judo. Cet outil d’évaluation permet à chacun de se situer précisément et de situer les autres, d’avoir sa place, de savoir ce qu’il peut faire et ce qui lui reste à apprendre. Ces ceintures de comportement sont attribuées par les adultes et les enfants. Tout le monde partage les critères d’attribution, même si ces « lois » ne sont pas écrites…
Changement
Tout se discute, y compris les mots qu’on utilise. Exemple : les « petits » ont fait savoir que ce mot les dérangeait : en cherchant bien, ils sont devenus des « espoirs ». Même chose pour les professeurs » ou les « éducateurs » : dorénavant, ce sont des « adultes ». Et les élèves, des « enfants ». À la Neuville, on peut échouer, s’énerver, réfléchir…
Cuisine [en savoir plus en vidéo]
Le temps des repas étant un temps fort de convivialité, un atelier de cuisine rassemble tous les jours 5 ou 6 élèves pour choisir les menus et préparer les repas, en formant les plus grands et en suscitant la curiosité des plus petits. À table, on change de place régulièrement et, si les visiteurs peuvent être surpris par le bruit, les enfants, eux apprécient ce bazar synonyme de bonne ambiance. Pour le grignotage entre les repas, a été inventé « le petit creux », un recoin confié à un responsable qui doit veiller à son approvisionnement, chacun pouvant se servir librement sur place.
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