"L’école et l’enfant avec un handicap sont appelés à vivre ensemble" rappelait le ministre de la Santé en ouverture d’un colloque à Marseille le 13 octobre 2003.
L’article 4 de la loi d’orientation de 1975 fixe une obligation de scolarisation pour les enfants handicapés. Trente ans plus tard, elle n’est pas réalisée : trop d’enfants sont encore hors des circuits. Historique des textes sur l’intégration scolaire
Pourtant, pendant longtemps, les parents d’enfants handicapés n’ont eu pour seul recours que de garder leurs enfants au sein de la famille à défaut d’obtenir une place dans un établissement spécialisé. Inscrit dans la loi, l’objectif d’intégration scolaire n’a jamais été concrétisé faute de moyens humains et budgétaires, comme le soulignent plusieurs rapports. Augmenter le nombre de places dans les classes d’intégration scolaire (les Clis à l’école élementaire) ou les unités pédagogiques d’intégration (les UPI au collège et au lycée), améliorer les services d’accompagnement (SESSAD, auxiliaires de vie scolaire), compléter la formation des enseignants sont des orientations rappelées dans chaque plan.
A propos des formations spécialisées : le CAPA SH et le 2CA-SH se substituent au CAPSAIS, abrogé en 2004.
Plusieurs ministères se partagent la mise en oeuvre de la scolarisation des enfants handicapés : le ministère de l’Education nationale a pour mission d’accueillir enfants et adolescents dans les écoles, collèges, lycées et universités ; le ministère en charge de la santé a compétence sur les établissements spécialisés, tandis que le ministère de la Santé est impliqué budgétairement au travers des prises en charge.