Désormais le handicap n’est plus à considérer comme un écart par rapport à une norme, une déficience qui sépare et exclut. Il révèle des obstacles rencontrés par une personne dans sa vie personnelle et sociale et l’on cherchera à apporter des solutions.
On ne considère plus la personne handicapée comme radicalement différente et donc relevant d’organisations (notamment scolaires) spéciales et à part. On lit en elle certes des différences mais aussi des ressemblances avec les autres. Elle ne m’est pas totalement étrangère, elle me ressemble pour partie. Il y a entre elle et moi continuité et non rupture donc. Ces ressemblances permettent d’envisager des scolarisations communes en milieu ordinaire adapté, des loisirs et lieux de travail partagés.
On pensait en terme de manques, de défauts, de défaillances individuels. On s’appuie désormais sur le système large du fonctionnement de la personne, sur ses interactions familiales, sociales, sur des médiations parentales, éducatives, médicales et pédagogiques. Le handicap ne sera plus un point de focalisation, un indépassable. Il sera replacé et repensé dans un contexte riche d’interactions et mobilisations diverses.
On considérait en premier lieu le trouble et construisait une démarche éducative basée sur la connaissance de ce trouble. On cherche maintenant à identifier les obstacles rencontrés dans une situation d’apprentissage pour déterminer des besoins éducatifs particuliers.
Là où les conceptions et les représentations pointaient des déficiences entraînant le classement et le traitement à l’écart, on cherche désormais à agir sur les effets, sans passer par la connaissance précise de ce qui fait trouble, sans se limiter à lui.
L’objectif est de permettre à la personne handicapée de mener aussi bien que possible son parcours de formation, sa vie personnelle et professionnelle, dans un contexte familial, social, éducatif porteurs.