Les crises du XXe siècle
| © Damien Roucou - 2009 |
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La crise de 29
La crise de 1929 constitue d’abord une crise boursière consécutive à l’effondrement des valeurs financières (le krach) commencé le jeudi 24 octobre 1929 (« jeudi noir » ou Black Thursday) à la bourse de New York (Wall Street). C’est le début de la grande dépression : baisse de la consommation, chute des investissements et de la production, hausse du chômage dans l’ensemble du monde occidental durant les années 1930. Les conséquences politiques sont considérables : la montée des totalitarismes en Europe (prise du pouvoir par Hitler en Allemagne) et l’expérience politique du New Deal menée aux Etats-Unis par le président Roosevelt, réponse interventionniste et démocratique à cette crise.
Les chocs pétroliers de 1973 et 1979
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Le 15 août 1971, face à l'accélération de la diminution du stock d'or de la Réserve Fédérale américaine, le Président Nixon prend la décision de dénoncer la convertibilité en or du dollar, ce qui marque de facto la fin du système de Bretton Woods. Dés la fin 1971, le dollar est dévalué une première fois, et il le sera de nouveau en 1973. Les Banques Centrales des principaux pays européens décident alors de ne plus soutenir le cours du dollar et le système monétaire international bascule dans un régime de changes flottants.
Or, depuis la fin des années 60 la demande de pétrole augmente. L’Organisation des Pays Producteurs de Pétrole (O.P.E.P.) décide alors de compenser la perte de rentabilité du baril - due à la dévaluation du dollar – par une vague de hausse des prix du pétrole brut.
De plus, le contexte géopolitique joue énormément. En octobre 1973, au moment de la guerre du Kippour entre la Syrie, l'Egypte et Israël, les pays arabes utilisent l’arme du pétrole et affirment leur autonomie face aux américains : réduction des exportations, embargo envers les pays occidentaux qui soutiennent Israël, quadruplement du cours du pétrole brut à 11,65 dollars, décision unilatérale des ajustements du prix du brut, prise de contrôle d’au moins 51 % des concessions non encore nationalisées.
En janvier1979, la chute du Shah puis le début de la guerre entre l'Iran et l'Irak en septembre 1980 entraînent le retrait du pétrole iranien et donc une raréfaction de l’offre. Après une courte période d’accalmie, les prix de l’or noir remontent et provoquent le deuxième choc pétrolier. Le baril passe de 14 dollars en 1978 à 39 dollars en 1981.
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